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 Bast Shu'ran

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Messages : 11

MessageSujet: Bast Shu'ran   Lun 17 Mai - 21:09


Shu'ran
BAST








      Nom : Shu'ran
      Prénom : Bast
      Âge : Inconnu, bien qu'ayant une apparence humaine frôlant la trentaine.
      Sexe :
      Race : Dragon

      Camp : Aucun, simple observateur.
      Métier/Classe : Pastequophile *PAN* Vagabond, mercenaire à ses heures perdues, il se contente plutôt du premier boulot qui se présente. Aime à étudier le comportement des humains, qu'il trouve très intéressants dans leur genre.









• Physique •

Deux prunelles d’un bleu azuré glacial scrutent le paysage, confèrent au regard de l’homme une dureté mordante, atténuée par les sourcils fins et cils épais. Les pupilles cristallines, l’iris fendue, ça on ne le voit que de près. Mais encore faut-il s’approcher. L’allure souple et féline, un corps élancé, une silhouette qui n’inspire pas confiance. Sans compter le regard précédemment décrit qui jette pour ainsi dire un petit coup de froid aux quelques bonnes âmes qui voudraient s’approcher du monsieur. Les cheveux corbeaux ramené en catogan et posés sur son épaule, laissés en épis incontrôlables sur son front et ses tempes, n’arrangent pas vraiment l’allure un poil sinistre de Bast. Seul son visage aux contours nets et un peu trop fin pour un humain détone avec le reste, ses lèvres minces et exsangues sachant se parer d’un sourire apaisant lorsqu’il le faut. Ce sourire est bien la seule preuve que Bast peut se montrer semblable au plus conciliant et empathique des hommes. Sinon, il passe pour un espèce de cas asocial qui ne veut être approché de personne. Car si on oublie un instant cette sorte d’aura qu’on certaine personne et qui vous contraint sans le vouloir à détourner le regard de peur de représailles fictives et résultats de notre seule imagination, la dégaine du lézard ne va pas pour arranger les choses. Du moins, la lame qu’il porte toujours à la ceinture, objet, arme et compagnon nécessaire à toute personne voyageant seule la plupart du temps mais qui ne va pas sans rappeler ces bandits de grands chemin que l’on appelle mercenaires. Drapé dans une tunique longue bleue et grise aux manches mi longues, portée par-dessus une simple chemise et pantalon, il ne porte pas de protections, n’en n’ayant pas réellement besoin, si ce n’est aux avant bras et aux mollets. Ce sont des caches de cuir souple et léger n’entravant pas les mouvements et sachant se faire oublier tout en aidant à l’absorption des chocs. Pratique, simple, efficace. A Bast, il n’en faut pas plus.

L’autre raison de ses protections est le risque de changement de forme inopinée. Bast est un dragon après tout, pas un vulgaire humain. Il est un être de légende, aussi mystérieux que majestueux dont l’apparence première n’a rien à voir avec ce corps chétif. Jusqu’à présent, il a appris à contrôler le premier stade de changement de forme, celui où il peut sortir ses ailes sans craintes qu’elles ne soient malformées et où ses bras se couvrent d’écailles turquoises et ses mains deviennent de puissants appendices aux griffes redoutables. Mais il lui arrive encore de redevenir ce qu’il est sans le vouloir, sous le coup d’une émotion trop violente bien souvent. Après quelques coups foireux du genre, il a opté pour les manches larges et mi longues et le cuir afin d’éviter le rachat constant de nouveaux vêtements. Il ne roule pas sur l’or, même s’il n’en a pas besoin en soit, et s’est donc efforcé de contrôler sa tolérance face à diverses situations, d’où le masque indifférent et légèrement las qu’arbore son visage en quasi permanence. Un mix entre la patience blasée d’un parent face aux bêtises de son enfant et un mépris vaguement compatissant. Non pas qu’il se force d’ailleurs, après tout, il ne vient pas du même monde que ceux qui l’entourent en permanence. Il est là incognito. Pour se divertir. Pour s’amuser. Pour observer et rêvasser.

Il ignore encore la forme finale de son corps de dragon mais il aime à se l’imaginer. Il se voit volant, haut dans le ciel, jouant avec les nuages, défiant les vents, narguant le ciel pâle de ses écailles turquoise profond. Là haut, il semblerait minuscule face aux tempêtes. Ses griffes scintilleraient sous la pluie, ombres blanches sur le ciel gris tandis qu’il filerait à toute vitesse d’un bout à l’autre du pays. Comme il aimerait pouvoir voler comme le véritable seigneur qui sommeille en lui.


Spoiler:
 




• Psychologie •

Avant que nous ne nous perdions sur le route sinueuse, tordue et improbable qu’est le chemin jusqu’à une compréhension semi-parfaite de ce qui peut trotter dans l’esprit du dragon, rassurons nous, en nous disant que ce qui suit ne sera que le plus commun de sa personnalité aux trop multiples facettes pour le pauvre narrateur que je suis. Derrière le masque d’indifférence ou d’ennui quasi constant que porte Bast, au final, il y a un maelstrom de choses incompréhensibles, toutes plus futiles les unes que les autres, pensées vagabondes qui eurent un jour la chance de lui traverser l’esprit. Ça, c’est pour l’attitude normale du dragon, lorsqu’il n’est avec personne d’autre que sa propre compagnie, celle qu’il apprécie le plus soit dit en passant. La solitude est une chose qu’il chérit, bien qu’ayant grandi proche de tout un tas de personne. Peut-être qu’en grandissant, l’illusion qu’il avait en vivant parmi les humains, l’illusion d’une vie tranquille et banale, entouré des gens qu’il appréciait, a fini par s’évanouir. Toutes les routes qu’il avait foulées, toute cette effervescence pour pas grand-chose qui finissait immanquablement par le lasser, avait chassées l’enfant ignorant et insouciant, laissant la place au dragon incomplet qu’il était. Un être aussi étrange que lunatique, une personnalité toujours mouvante, hésitant entre son instinct et ses envies. Car Bast apprécie les humains, en fin de compte. Que ce soit en temps qu’être à part entière, sujet de divertissement, d’amusement ou cas plus curieux les uns que les autres, ces petits bipèdes l’intriguent au plus haut point. Mais il ne peut s’empêcher de se sentir supérieur à cette masse d’individu éphémère. Il l’est après tout, pourquoi se voiler la face ?

Car oui, Bast n’ira pas par quatre chemins pour vous faire comprendre qu’elle est votre place face à lui. Bien que son identité réelle soit soigneusement gardée secrète, il n’en fait pas autant pour son caractère de prince pourri gâté. Nous parlions de solitude et de son attitude rêveuse et détachée lorsqu’il s’abandonne aux mains de l’isolement. En société, c’est une toute autre affaire. Ne l’approchez pas et rien de bien méchant ne risque de vous arriver. Prenez votre courage à deux mains face à ce regard de glace et votre vile condition humaine, elfique, lycanne ou que sais-je vous sautera aux yeux. Plutôt aux oreilles. Car le dragon incomplet n’aime pas à cacher ses pensées envers ceux qu’il considère, malgré l’affection étrange qu’il leur porte, comme des inférieurs n’apprenant pas de leurs erreurs et s’empêchant mutuellement de gagner en sagesse. Cynisme, fin sourire gentiment moqueur qui agace, ironie, raillerie et j’en passe. Le jeune dragon est devenu maître en la matière lorsqu’il s’agit d’agacer les hommes. Ça l’amuse, vraiment. Leurs réactions se ressemblent presque toutes mais sont toujours éprouvées et affichées de manière différentes. Les humains sont un puits de distraction sans fond.

Quand Bast daigne s’intéresser à l’un d’eux en revanche, il sait, du moins copie, les attitudes observées chez les autres humains, essaie, s’adapte, incarne la psychologie la plus humaine possible à son âme de dragon. Jonglage assez difficile dans ses premiers essais et qui ne dépassaient pas le stade de la conversation polie avant que son vis-à-vis ne s’échappe, probablement persuadé d’être tombé sur un cinglé schizophrène. Mais petit à petit, il a compris comment ça fonctionnait, les méninges simplistes des humains. Et il est passé d’amateur à comédien lorsqu’il s’agit de jouer l’humain. Un acteur de première classe qui apprécie les libertés qui lui procure son costume sans pour autant en profiter. Bon, de temps en temps, certes, la manipulation fait partie de ses hobbies, mais là encore, à simple but lucratif. Que voulez-vous, un dragon s’ennuie vite. Mais le bonhomme ne s’est rendu compte que très récemment des effets qu’avait cette tendance de simulation de personnalité. Quand un prince se mêle à la plèbe pour la première fois, il vomit. La seconde, il se pince le nez. La troisième, il mendie en riant aux côtés d’un chien errant. Autrement dit, l’influence des humains sur Bast se fait sentir.

Dragon, il était fier, orgueilleux et aimait la tranquillité plus que de raison, appréciant le temps passé à rêvasser de tout et de rien. Depuis qu’il a choisi de vivre parmi les éphémères, son comportement s’effrite, évolue, change lentement. L’ennui le guette, l’action l’attire. Les différents sentiments fugaces qui animent ces petits êtres sont devenus des plaisirs affriolants qu’il aime à ressentir parfois. Pour lui, c’est comme un petit choc électrique qui le réveillent de son apathie, l’incitant un instant à quitter son essence même et à s’oublier dans l’éphémère. L’éphémère, notion qui lui semblait encore et toujours impossible à comprendre. Comment pouvait-on mourir aussi vite alors qu’il ignorait même si sa propre vie de dragon suffirait à apaiser toute sa curiosité ? Alors que tant de choses étonnantes survenaient constamment, comment pouvait-on les ignorer pour préférer une existence morne, docile et sans piquant ? Voilà, c’était la preuve même de son changement. Face à l’inaction des hommes au devant de leur si misérable période de vie, il s’indigne, s’insurge, ne comprend pas pourquoi rien ne semble les pousser à vivre pleinement. Du coup, il s’initie à ses petits bonheurs ou malheurs qui parsèment la vie des humains. Officiellement, pour les comprendre. Officieusement, parce qu’il est encore très jeune pour sa race et cherche, comme dit plus haut, les meilleurs divertissements à sa disposition.

Finalement, humainement parlant, on pourrait le comparer avec ses enfoirés charmeurs qui courent les villes, obtiennent ce qu’ils désirent et jettent leurs victimes après usage. On pourrait. Car Bast est un noble dragon. Il est normal pour lui de vous voir comme des amuses gueules juste bons à le divertir. Et encore estimez-vous heureux. Il vous apprécierait presque. Contradiction, égocentrisme, affabilité et amusement constant, il n’est encore qu’un enfant.




• Votre passé •
» ••• Baby mine, you'll fly high


Jour brumeux dans les landes, jour gris en forêt, les nappes cotonneuses flottaient de ci de là, cachant aux yeux du monde un évènement aussi rare que sans âge. Lorsque la brume se dissipa, au soir, un éclat bleuté scintillait doucement près de l’Arbre lieur de Vie. Puis plusieurs, tandis qu’un bruit entre le miaulement et les pleurs se fit entendre dans le silence. Un léger craquement, un rayon de lune, une scène improbable. Au pied de l’arbre, Sho’Naal souriait, tenant contre elle une chose de petite taille, visqueuse, bleue, écailleuse. Dans le lointain, un rugissement fit écho aux premiers battements de cœur du dragonneau, accueilli comme un roi par ses deux parents, admiré comme un joyau par la nature. Que voulez-vous, la naissance d’un dragon, aussi poisseux et minuscule soit-il, on ne voit pas ça tous les jours.






_ Naaaaal !
_ Mamaaaaan !

Deux mioches hauts comme trois pommes sautèrent sur Sho’Naal, se cachant derrière ses jambes, regardant la forêt avec de grands yeux apeurés. Il s’était écoulé plusieurs années maintenant, depuis la naissance de l’ainé, suivi de prêt par la cadette, à quelques années d’écart. Ils s’entendaient bien. Le plus vieux adorait s’occuper de la cadette, jusqu’à un certaine âge, après lequel il commença à la trouver insupportable à toujours babiller dans tous les sens, trouvant toujours une excuse pour lui tomber sur le dos et l’entrainer dans des jeux où il se voyait toujours perdant. En contrepartie, il n’était pas rare de le voir l’embêter, déclenchant ainsi d’inévitable combat où il sortait toujours vainqueur. Non, franchement, ils auraient pu avoir une relation bien plus désastreuse si l’on prenait en compte leurs égos démesurés par rapport à leur taille et leur fierté si prompte à être blessés.
Le garçon avait perdu sa forme d’origine, et ressemblait maintenant au plus ingénu des enfants, du haut de son mètre dix et de ses cheveux noir aux reflets indigo. Sa sœur également avait quitté sa forme de dragon pour une enveloppe humaine. Leur mère avait tenu à le leur apprendre le plus vite possible, histoire d’éviter tous soucis avec les elfes et parce qu’ils se fondaient plus facilement dans la masse ainsi. Un dragon, ça grandi vite. Sho’Naal s’était ainsi assuré qu’ils ne réussiraient pas à redevenir eux-mêmes, ayant grandi sous forme humaine. On oublie vite à leur âge.
Un sourire mi-amusé mi-intrigué se dessina sur les lèvres de la dragonne.

_ Un… Un t-t-truc… Là-bas…, bafouilla Bast en pointant la forêt du doigt.

Sa sœur hocha la tête avec frénésie, vrillant ses yeux fendus vers l’endroit suspect en fronçant des sourcils inquiets. Un buisson bruissa et une jeune elfe entra dans la clairière entourant l’Arbre lieur de Vie. Sho’Naal observa ses enfants, Eowyn, de nouveaux ses enfants, et les deux adultes se mirent à rire doucement devant la naïveté des deux bambins. Jusqu’alors, Sho’Naal les avait tenus écartés des autres êtres vivants, Elfes et Humains, préférant les initier à la nature qui les entourait, leur apprendre une montagne de chose et de notion pour leurs vies futures et les protéger. Car elle avait vu ce que la folie des Elfes avait pu créer, et malgré le respect qu’ils portaient jusqu’à la vénération en ce qui la concernait, elle n’était sûre de rien concernant ses deux enfants. L’un deux pourrait facilement être berné. Ainsi, les cacher parmi de vulgaires humains était à son sens le meilleur moyen de dissimuler leur existence. Seule Eowyn était dans le secret, mais elle ne les avait encore jamais vus jusqu’à ce jour. Et elle perdrait toute trace de leur existence une fois son rôle accomplis. Elle le savait, mais accordait sa confiance à la dragonne, autant que cette dernière la lui accordait en lui confiant la chair de sa chair.

_ Ce truc est un être vivant dans la forêt. Eowyn vient d’un peuple appelé Elfes. Elle est votre amie.

A ces mots, les deux enfants sourirent en chœur et allèrent courir autour d’Eowyn, ravi d’avoir une nouvelle compagne de jeu. L’elfe les pris par la main et Sho’Naal vint parler aux joyeux gamins.

_ A partir d’aujourd’hui, vous allez vivre dans un autre endroit, entouré de gens mortel mais qui s’occuperont de vous. Il est plus sage pour vous d’aller grandir dans le vaste monde car j’aurais bientôt trop de responsabilité pour vous accorder suffisamment d’attention.

Face à la mine dépitée des deux dragonneaux, Sho’Naal eut un sourire chaleureux.

_ Mais bien sûr, je veillerai toujours sur vous, même si ça ne veut pas forcément dire que je serai présente à vos côtés. Nous nous reverrons souvent. Nous avons l’éternité pour nous, n’est-ce pas ?

Ils hochèrent la tête en souriant, conscients que leur mère avait raison et tirèrent vivement l’elfe vers la forêt pour qu’elle les emmène voir ce vaste monde qui faisait brûler leur curiosité comme un brasier.
Le garçonnet fut confié à une famille humaine appartenant au futur clan de Sarken, tandis que sa sœur se vit adoptée dans l’autre clan humain.
A son retour près de l’arbre lieur de vie, Eowyn perdit toute trace des deux enfants, que se soit par paroles ou par images, gardant une trace furtive de sa joie passée lorsqu’elle avait appris l’existence de deux nouveaux être de légendes sur les terres de Lumen.




» ••• Cold or warm ? Who care !

_ Bast ! Hey, Bast !

Un jeune homme la vingtaine passée criait, cherchant à la lisière de la forêt qui entourait le village. Klein était le fils aîné de la famille Layir. Ainé car il y avait de cela une dizaine d’années, une elfe était venue, une nuit, accompagnée d’un petit garçon. Méfiants, ses parents, de simples agriculteurs habitant non loin de la frontière séparant les maîtres des créations, avait de suite été rassuré en voyant le petit humain qui l’accompagnait. L’enfant s’était perdu dans la forêt et malgré des longues recherches menées par la belle créature, elle n’avait pu retrouver sa famille. Elle fit tant et si bien les choses que le couple Layir s’agrandit le soir même. Le petit Bast venait de trouver une famille.
Malgré son jeune âge, Klein, de 3ans son aîné, avait été bluffé par la maturité de son nouveau frère, le jalousant presque tant il accaparait l’attention de ses parents, qui s’amusaient à lui poser tout un tas de questions, essayant de le piéger mais ne réussissant jamais parfaitement. Oui, au début Klein l’avait jalousé, cet enfant prodige qui faisait la nouvelle fierté de sa modeste famille. Et puis, le rôle de grand frère avait percé, laissant de côté l’envie pour céder la place au bonheur simple d’expliquer la vie à Bast. Car Bast, s’il semblait être un puits de connaissance sans fond, avait une lacune que tous remarquèrent assez tôt : il ne savait pas réagir comme un humain, ne comprenait pas la plupart de leurs actions ou sentiments qu’il trouvait futiles, ignorait les principes même de la vie. Avec sa bouille à croquer et son inexpérience du monde, il avait un petit côté vulnérable qui poussa Klein à l’aider, malgré ses premières réticences. Puis il s’avéra que Bast était finalement assez attachant, si on laissait de côté son orgueil démesuré, qui valut plusieurs disputes mémorables entre les deux frères. Mais oui, au final, Bast s’intégra facilement chez les Layir. Avec les autres villageois, moins habitués à son caractère, c’était une autre paire de manches. Mais il n’allait pas s’en plaindre. Sa famille adoptive lui suffisait amplement, et les ennuis qu’il créait le divertissaient. La seule chose qui l’intriguait était Jude. Jude était une amie d’enfance de Klein. Ses parents vivaient non loin du terrain des Layir et on ne comptait plus les heures qu’ils avaient passées à trainer ensemble. Et contrairement aux autres enfants, elle n’hésitait pas à venir le voir, jouant avec lui, l’écoutant parler de tout et de rien lorsqu’elle lui posait une question.
Klein et Jude grandirent, Bast aussi. Bientôt, le premier était devenu un jeune homme fort, nécessaire pour les travaux aux champs. La seconde s’était mue en une jeune femme gracile cachant un caractère bien trempé contrastant avec son apparence innocente. Le dernier quant à lui, était désormais devenu un garçon aux traits fin et à l’allure élancée, une élégance discrète qui faisait jaser les jeunes filles. Le trio devint duo, Klein ne pouvant plus passer ses journées sans rien faire. Bast tenait donc compagnie à Jude.

_ Bon dieu, ce gosse est un vrai caméléon, grogna Klein en faisant demi-tour, abandonnant la recherche. Oy, si tu te dépêches pas tu vas devoir te ronger les ongles en guise de repas.

Le jeune homme fit demi-tour, laissant la forêt replonger dans l’étrange silence des bruissements des feuilles et du piaillement des oiseaux. Un discret rire se fit entendre et Jude sortit de sa cache, tirant Bast par la main, et alla s’asseoir un peu plus loin, sur un carré d’herbe.
Jude était jolie, si le dragon s’en référait aux critères humains. Une jolie bouche, un visage simple éclairé par deux iris vert émeraude, de longs cheveux tirant sur le rouge qui s’assemblait en une crinière sauvage dans son dos. Un corps gracile, des mouvements toujours dansant, elle est intéressait plus d’un, Klein le premier. Mais Bast avait fini par s’attacher à elle. Et en temps que dragon, il n’aimait pas qu’on essaie de lui prendre ce qu’il considérait comme sien. Lorsque Klein avait fait mine de se rapprocher d’elle, Bast avait profité des journées qu’il passait avec elle pour lui demander de lui apprendre des trucs de filles, comme la couture, ou la cuisine. Elle finit par délaisser Klein pour s’intéresser à cet apprenti si assidu qu’elle adorait comme un frère.
Et Bast avait alors usé de son apparence d’adolescent. On résiste mal aux charmes d’un orphelin ténébreux dont on ignore tout et qui semble si prompt à devenir l’homme parfait. Et Jude avait finit par le préférer, lui plutôt que Klein. C’était tout ce qu’il lui fallait.
Il n’y connaissait rien aux sentiments d’une jeune humaine. Sinon il se serait douté que ça ne serait pas aussi simple.
Jude ne s’attachait pas à lui, elle tombait amoureuse.

« _ Hey, embrasse moi.
_ Hm ?
_ Allez, me fais pas croire que t’as encore jamais touché à une fille avec toute les gamines du village qui te tournent autour, s’esclaffa Jude.
Bast haussa un sourcil mais ne broncha pas. Embrasser était une notion qui lui était inconnue et la persistance de plus en plus pénible de Jude à le suivre partout commençait à l’agacer fortement, bien qu’il n’en fasse jamais la remarque. On lui avait appris la patience envers les humains. Pas de sa faute s’ils étaient longs à la détente.
_ Ça m’intéresse pas ses trucs.
Il se retint de justesse de rajouter « d’humains » à la fin de sa phrase. En grandissant, ses traits physiques avaient finis par se stabiliser vers les seize, dix sept ans alors qu’il aurait dû avoir la vingtaine. Ça commençait à intriguer mais le doute sur son âge réel laissait encore un flou protecteur. Il partirait bien assez tôt pour ne pas avoir à éveiller plus de soupçons. Mais s’était sans compter sur Jude et son infatigable flot de paroles. Et ses soudaines envies de gamine amourachée alors qu’elle avait désormais près de vingt trois ans.
La dite Jude se redressa face au jeune dragon, sourcils froncés.
_ T’es vraiment qu’un gosse au final.
_ Merci du compliment.
La jeune femme se pencha et l’embrassa alors, sans préavis. Elle repartit aussi vite qu’elle était venue.
_ Alors ? Comment tu trouves ça ?
_ Plutôt… Etrange en fait, déclara-t-il un peu surpris.
La jeune femme eut un sourire vainqueur, persuadée d’avoir enfin atteint son objectif. Comme elle se trompait, la pauvre Jude. Bast n’avait pas appris l’empathie. Juste la compréhension du mécanisme sentimental humain.»

Au début, il songea à utiliser ses sentiments pour en faire un pantin docile lui appartenant mais cette idée l’avait bien vite abandonnée. Pourquoi s’enquiquiner avec un être unique humain quand des milliers d’autres étaient à sa disposition ? Et puis, un monde plus vaste que ce village perdu l’attendait, ne demandant qu’à être étudier. Car Bast n’était encore qu’un dragonneau curieux de tout.
Quelques années durant, il satisfit donc sa curiosité de l’âme humaine. Une chance pour lui, cette génération n’avait rien à voir avec les premiers prototypes créés pas les Elfes, et encore heureux. L’agacement le gagnait facilement mais il s’amusait encore assez pour ne pas en tenir compte. Puis vint la guerre.



» ••• Down the sky, through the storms

An 287 du calendrier humain.»
Lorsque la guerre fut déclarée entre elfes et humains, le village où vivait Bast depuis une vingtaine d’années fut parmi les premiers à être pris pour cible, servant de front de défense et d’attaque. Des bataillons entiers d’hommes arrivèrent, habillés d’étranges costumes métalliques et d’armes qu’on n’avait encore jamais vues. Dans chaque famille, tous les hommes étaient réquisitionnés, à moins qu’ils ne soient utiles aux divers ravitaillements ou travaux à l’arrière. Klein faisait parti de la seconde catégorie. Leader naturel, il fut assigné à la récolte massive de matériaux et de fabrication d’arme, apprenant très vite des divers forgerons déplacés pour l’occasion. Jude et les autres femmes furent rapatriées vers les terres éloignées de la lisière de la forêt. Bast fut recruté sur place et mis en service sur le champ.
Certes, il aurait pu refuser. Partir, rejoindre la forêt, être au calme loin de cette agitation stupide et vaine. Mais son besoin grandissant d’action pouvait enfin être satisfait, lui qui se morfondait dans cette zone tranquille depuis deux décennies, il n’allait quand même pas laisser passer cette occasion. S’il n’avait pas spécialement envie de tuer, il apprit cependant beaucoup des réactions des humains face aux dangers et à la mort. La souffrance ? Sottises, comme si de simples flèches suffisaient à le faire souffrir les rares fois où, par inadvertance, il se faisait toucher dans son poste de garde. Du moins, il en fut ainsi jusqu’à ce qu’il apprenne les origines de cette guerre.

« _ Ymlir, Ymlir, ils n’ont que ce mot à la bouche, s’étonna le dragon sous couverture auprès d’un compagnon d’infortune un soir de tranquillité éphémère sur le petit poste de garde, occupé par une dizaine d’homme, où il venait d’être envoyé.
_ Évidemment ! C’est grâce à lui que nous sommes en train de nous battre pour notre liberté !
_ Vraiment ?
_ Et oui. Le héros Ymlir à soulevé bons nombres de questions lors de sa gloire, il y a deux ans. Qui sont les elfes pour ce dire nos créateurs ? Qui sont les dragons pour ce prétendre des dieux ? Des dieux, ah !
Bast fronça les sourcils. Deux ans ? Et rien ne lui était parvenu en deux ans que cette guerre couvait ? Il poussa un peu le soldat bavard.
_ Mais ne sont-ils pas des êtres de légendes aussi vieux que ce monde ? S’ils ne sont pas des dieux, ils y ressemblent drôlement.
_ Des dieux ne se laisseraient pas tuer par l’une de leur « création » ! s’esclaffa l’autre. Ce ne sont que de gros lézards cachés dans les bois par peur des hommes, voilà ce que sont les dragons ! »

Quand Bast se réveilla, il avait froid. Du sang séché lui couvrait la peau mais il su que ce n’était pas le sien. Il se redressa péniblement, une douleur lancinante s’obstinant à lui transpercer l’échine, et il vit ses bras nus, quelques lambeaux de vêtement flottant piteusement autour. Bras eux aussi ensanglantés. Une grimace de dégoût puis un masque blasé, un soupir ennuyé, un haussement d’épaule et Bast s’en retourna vers les landes, tournant le dos au carnage dont il était apparemment le seul rescapé. Il n’était pas dupe, il n’avait plus aucun souvenir après cette étrange conversation, si ce n’est un sentiment de colère féroce encore ancrée quelque part en son être, et cette douleur le long de son échine, un éclair aussi rapide que puissant qui semblait l’avoir marqué au fer rouge. Mais il était trop fatigué pour ça. Trop fatigué pour comprendre ce qui avait dérapé. Trop fatigué des hommes et de leurs singeries, des elfes et de leur pitoyable résistance, des héros qui tuaient les siens.
Bast erra dans l’arrière des terres pendant un temps. Combien d’années ? Allez savoir. Tant qu’il trouvait un endroit paisible pour dormir, de quoi se nourrir et s’habiller, plus rien ne lui importait vraiment. C’est en allant dans un village, un beau jour, qu’il fit une rencontre pour le moins inattendue et qui eut le mérite de le sortir de cette torpeur lourde et pâteuse.

«_ Bast… ?
Voix incertaine, cherchant vraisemblablement à nier l’impossible.
_ Bast !
Certitude figée en un cri de stupeur. L’intéressé se retourna, scrutant de ses yeux froids la personne l’ayant interpelé.
_ Mon dieu. Klein ! Viens voir, vite !
_ Qu’est-ce qu’il y a encore Jude ?! Tu sais bien que j’ai des armes à-
Phrase incomplète, choc muet.
_ Finalement, plus d'une dizaine d’années ont dues s’écouler, à en juger par votre physionomie. Je suis content que vous soyez encore en vie après tout ce temps.»

Bast abrégea les retrouvailles dérangeantes au strict nécessaire. Comment allait-il ? Qu’avait-il fait à la fin de la guerre ? Klein l’avait cherché partout sans trouver aucune trace. Le village était rasé maintenant, le savait-il ? Les elfes avait enfin reculé derrière leurs buissons, c’était une bonne nouvelle hein ? Mais les humains c’étaient séparés, à quel camp appartenait-il ? Nom d’un chien comment pouvait-il être encore aussi jeune ? Qu’était-il à la fin ?
Bien. Erré de-ci, de-là, enchainant les petits travaux. Non, il l’ignorait, il avait peu d’information venant de l’extérieur depuis la fin des combats. Les elfes avaient enfin compris leur erreur monumentale qu’était le jeu avec la création, voilà tout. Un camp ? Quels camps ? Oh, et bien, si l’on considérait la position du village et son exil volontaire, certainement celui de Sarken, du moins géographiquement parlant. Merci, eux non plus n’avaient pas changés. Lui ? Un échec de production, une fin de série de création humaine douteuse, premier et dernier projet d’une amélioration d’humain à l’espérance de vie rallongée. Car si les humains pouvaient vivre aussi longtemps que les elfes, les oreilles pointues seraient bien embêtés n’est-ce pas ?
Ils gobèrent le tout, les couverts et la table en prime. Bast eut tôt fait de trouver un prétexte pour les quitter. Le dragon se crut tiré d’affaire pour un temps, se mêlant de nouveau aux humains, intrigué par les changements qu’avait opéré en eux ces guerres dévastatrices. Mais il se doutait que ce n’était pas fini. Les créations veulent bien souvent créer à leur tour, et ça ne tarda pas à arriver.


» ••• Apologize, we're monsters.

Il lui avait fallut des années pour enfin comprendre le pourquoi de cette léthargie, due au massacre dont il était sans nul doute à l’origine mais qui, au final, ne lui faisait ni chaud ni froid dans le fond. C’était une journée chaude, prémices d’orages à venir bientôt. Il s’était joint à une troupe de vagabonds, mi-mercenaires, mi-soldat d’élite radiés qui n’étaient au final que des bandits de grands chemins. Il se plaisait assez dans ce milieu, ne participant jamais mais aimant à observer. Ça le changeait agréablement des autres humains, aux nobles pensées et à la droiture stricte. Seul bémol, la sécurité renforcée sur tous les convois entre les villes de Lumen. Les loups rôdaient, il fallait être prudent.
Que penser de ces fameux Loups, finalement ? Qu’étaient-ils sinon des jouets ayant échappés au contrôle de leurs abrutis de créateur ? L’humain était stupide par définition, car création des elfes, êtres soit disant supérieur. Néanmoins assez idiots pour ce prétendre créateur d’une race. Par définition, l’homme était donc stupide. Mais les Lycans, c’était autre chose. Eux n’avaient pas vraiment été créés. Ils avaient été sabotés, remodelés, transcendés. Bast pensait même qu’en un sens, les humains avaient, au prix d’un horreur morale assez grandiose, réussit à créer des êtres, certes instables, mais qui leur seraient supérieurs. Par les épreuves subies lors des expériences, et maintenant, lors des chasses. L’homme était stupide. Il venait de créer l’un des pires dangers qui puisse le menacer désormais. Un être humain en communion avec une nature dangereuse et sauvage mais non dénuée de sagesse.
En un sens, Bast se sentait plus proche des Lycans que des humains. Lui-même n’était pas humain. Mais ça, il avait tendance à l’oublier trop souvent.

«_ Et sinon Bast, tu dis jamais rien, mais tu dois bien venir de quelque part non ? demanda un soir l’un des voleurs qui partageait son quotidien depuis quelques mois.
_ Si je vous le disais, ça ne vous plairait pas, répliqua-t-il à l’assemblée avec un fin sourire.
_ Bah, tant que t’as rien à voir avec les Elfes et leurs fichus dieux protecteurs, tu fais parti de la troupe.
Bast tiqua mais n’en fit rien voir. Jamais depuis l’incident du poste de garde il n’avait de nouveau entendu parler des dragons.
_ Un Lycan prêt à tout pour vous tuer conviendrait mais un dragon absolument indifférent à votre égard vous dérangerait ? Vous êtes bien étranges.
Son petit rire détendit l’atmosphère juste ce qu’il fallait pour qu’ils le considèrent comme un humain à part entière désormais.
_ Les Lycans, il faut être organisé et entouré pour les avoir, des vraies furies. Alors qu’il suffit d’un homme pour trois dragons, donc le choix est vite fait entre les serpents et les loups enragés.
Oui, finalement, ça l’énervait lorsqu’on parlait des dragons. Non pas qu’il renie sa race, au contraire, mais qu’il la voit ainsi trainée dans la boue par un vulgaire humain lui était insupportable. Plus encore lorsque toute une population se délectait de la mort d’êtres sans qui ils n’auraient certainement pas vu le jour. Un picotement lui parcourut la colonne vertébrale mais il n’en tint pas compte, écoutant la suite avec attention.
_ C’est vrai, renchérit un autre brigand. Pourquoi devrions-nous avoir peur de ces soit disant monstres surpuissants ? Ils ne montrent même pas le bout de leurs écailles alors que les leurs se font massacrer, bonjour l’esprit de famille !
Rires gras et horripilant. Famille hein ? Oh ça, pour vivre en famille, les dragons n’étaient peut-être pas doué, mais savoir l’honorer était une chose qu’il faisait à la perfection.
Un rictus mauvais vint étirer les lèvres de Bast. Les autres ne le remarquèrent pas immédiatement, les cheveux noirs du dragon voilant son visage. Mais lorsqu’il se leva, tous virent luire les écailles bleutés sur les bords de son visages, pointes brillantes venant tracer une courbe sur ses joues, sous ses yeux, le long de sa mâchoire.
Tous virent le scintillement glacial des griffes qui avaient pris la place de ses mains. Cette fois, tous virent le sourire mauvais qu’il leur lançait, un éclat de rage pure au fond des prunelles, brasier incendiaire qui couvait depuis bien trop longtemps.»


Agacé, le dragon terminait de laver ses mains rouges dans l’un des nombreux ruisseaux parcourant Lumen, à plusieurs kilomètres de sa dernière boucherie en date. Décidemment, il trouvait vraiment les humains salissant. Absolument infoutus de rester tranquilles alors qu’ils étaient blessés à mort, courant dans tous les sens, hurlant, répandant leurs tripes sans même s’en rendre compte. Non, franchement, les humains allaient devoir faire des prouesses pour mériter de nouveau son attention.
Il remit des vêtements propres, grimaçant en bougeant. La douleur avait surgit après coup cette fois-ci, toujours aussi brusque mais néanmoins plus supportable.
A force de vivre sous cette forme, Bast avait oublié son corps d’origine. Le retour aux sources était douloureux. Mais loin du lui déplaire.
Il bailla, trouva un arbre sous lequel s’allonger et s’endormit. Il pouvait être tranquille, on soupçonnera les Lycans pour la troupe. Jamais il ne viendrait à l’esprit des hommes que des dragons puissent être parmi eux, tout suffisant qu’ils étaient de leur Ymlir. Mais Ymlir était mort. Les dragons, non.


Les peuples bougeaient, les corps pleuvaient, le sang ruisselait. La discorde naissait. Quand bien même, en quoi cela le concernait-il, au final ?

[Excusez les possibles fautes d'orthographes, pas eu le temps de tout bien relire.]





Signes particuliers :
_ C'est découvert une passion pour les pastèques et la sieste. Peut passer pour quelqu'un de très lunatique, jonglant souvent entre noblesse de dragon et sentiments virulents propre aux humains.
_ A appris le maniement de l'épée fine lors de son court service militaire, assimilant bien plus lors de ses voyages. Son arme appartenait à un vieil ivrogne rencontré dans une ville, la lui ayant donné en échange d'une mèche de ses cheveux.
_ Semble avoir un don pour tomber sur les gens les plus improbables qu'il soit (cf. le fameux vieillard collectionneur de cheveux.).


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Comment l'avez-vous découvert ? Par Yarost si je me souviens bien... =.= *mémoire d'occaz'*
Une remarque/critique/suggestion à nous faire ? J'vous aime, ça compte ?

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MessageSujet: Re: Bast Shu'ran   Lun 17 Mai - 21:44

Officiellement, bienvenue par ici petit lézard °°
& Bonne continuation pour ta fiche. Je t'ai à l'oeil, il faut qu'elle soit en béton armé et même plus encore èé
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MessageSujet: Re: Bast Shu'ran   Mer 9 Juin - 0:57

AH !
J'en suis venu à bout de c'te maudite.

Bref, fiche finie et prêt à m'en prendre plein la tronche /o/.
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MessageSujet: Re: Bast Shu'ran   Mer 9 Juin - 9:37

It's good. Mais si t'aimes autant pas les humains espèce d'écailleux dédaigneux et hautain, t'vas être servit, j'te le promets.

L'histoire est cowl, sauf la fin, j'ai jamais aimé qu'on tue des pauvres PNJs par dizaines à soit seul. Mais bon, chacun son délire.

Sache juste quand même que ta transformation tu la maîtrises pas comme un dragon majeur le ferait et qu'elle est quand même bien moins puissante. (Même si tu te tiens au dessus d'à peu près tout le monde niveau puissance ici.)

C'est pour ça que je compte sur toi pour ne pas faire preuve de grosbillisme et respecter ton perso et nos règles, te fait pas trop remarquer, tout fini par se savoir, un paysan curieux est si vite arrivé et a une si grande gueule...

Autrement, j'te valide bonhomme, sauf si Yaya a quelque chose à dire. J'te mets ta couleur et te souhaite un bon jeu parmi nous. : D

_________________
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Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Bast Shu'ran   Mer 9 Juin - 10:47

T'aurais pu déplacer la fiche aussi, spèce de gros lard en conserve.

Bref moi tu sais ce que j'en pense de ta fiche, hein, donc si Veit' t'a validé c'est no problem pour moi aussi. Il a tout dit de toute façon.
Par contre fais attention, tu as tendance à inverser 'ce' et 'se', s' et c'


Tiens au fait, grâce à ta validation, on va bientôt pouvoir mettre la première intrigue en place, merci =)
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MessageSujet: Re: Bast Shu'ran   Mer 9 Juin - 14:33

Yeah o/

Le côté "j'désingue une dizaine de gars à moi seul" c'est justement pour prouver qu'il maitrise rien de sa pseudo forme dragonnique, mais je compte pas faire de Bast un tueur, juste un observateur pouvant, de temps en temps, déraper de manière respectable disons x).


Gni, désolé pour les fautes, je relis ça de suite =/

... J'suis orange *-*...
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MessageSujet: Re: Bast Shu'ran   Mer 9 Juin - 14:38

Ah ui j'confirme, on voit que toi °°' j'vais peut-être te fader un peu ta couleur, à l'occase o/

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« Personne n’est maître de son sort ; nous naissons, on nous donne un rôle à jouer qui souvent ne nous convient pas et c’est à nous de nous acquitter de notre charge du mieux que nous pouvons. »
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MessageSujet: Re: Bast Shu'ran   Mer 9 Juin - 14:40

Merci, parce que ça agresse un peu quand même xD
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