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 Yorwan Gwashoch

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Fiche : Et le grand méchant monstre est...
RP : Chaleureuses (?) retrouvailles (Yaya)
Et deux font la paire (June)
Messages : 21

MessageSujet: Yorwan Gwashoch   Mar 4 Mai - 23:21

• Nom de votre personnage •

▬ Identité
    Nom : Gwashoch
    Prénom : Yorwan
    Surnom :
    Qui serait assez fou pour donner un surnom à cet être ? Oh, certains laissent bien passer des mots pour couvrir qu’ils parlent de cet être, surtout quand il n’est pas là. Car le dire devant lui, c’est prendre le risque de voir un contrat sur sa tête. Sauf que le Lycan s’amuse plus que tout de cette situation, en ayant parfaitement conscience que la plupart des gens le considère comme un être infâme, n’hésitant pas à le surnommer le démon. Il est vrai qu’entre son apparence et son caractère, ce surnom lui va comme un gant…
    Âge : 26 ans
    Sexe : Masculin
    Race : Lycan
    Camp : Aucun
    Métier/Classe : Mercenaire


▬ Un peu plus de précisions
    Psychologique :
    « Le mieux, c’est de ne jamais avoir à faire à cet être… Même pour l’employer ! Il serait apte d’aller voir votre victime, pour savoir combien il paye pour le contraire… Ce type en plus d’être un démon est d’une avarice sans égal ! Le seul moyen d’être sûr qu’il ne nous poignarde pas immédiatement dans le dos, c’est de débourser tout notre argent… Et encore… Rien ne dit que c’est assez pour cet être ! »
    Un ancien commanditaire

    Tous ceux qui ont eu le malheur d’avoir payé ses services n’ont pas eu le loisir de finir vivants. Pas tous, ceux qui l’avaient payés, mais une bonne partie… Pas que ce soit réellement la faute de Yorwan... Ou plutôt pas toujours… Il veut bien faire son boulot, il adore l’adrénaline et le danger que cela peut produire, ces moments de doute, d’interrogation et de questionnement. La possibilité ou non d’être vivant à la fin de cette demande. Mais plus le job est dangereux, plus il réclame cher… Après tout, les soins ne sont pas forcément donné en coup, faut bien pouvoir les payer… Et comme ce boulot de mercenaire est le seul qu’il ait, il préfère prévoir large… Surtout qu’il est très dépensier, ses tenues ne durent pas souvent longtemps, alors changer sa garde-robe toutes les semaines, ça revient vite cher pour le Lycan. Mais les gens ne perçoivent jamais ce détail-là, trouvant toujours qu’il faut le payer trop cher et patati et patata ! Des véritables gamins immatures, égoïstes et égocentriques… Des gamins qui veulent se libérer de certaines responsabilités, tout en refusant de les affronter quand il faut payer pour s’en débarrasser.

    Contrairement à ce que pourraient penser les trois quarts des gens, il ne fait pas son métier par contrainte, mais parce qu’il a appris à l’aimer. Oui, certains ne comprenne pas qu’on puisse trouver le moindre plaisir à agir avec autant d’avarice, à se montrer aussi peut loyal avec les autres, mais les belles paroles donnent à Yorwan envie de vomir. Trop de sentimentalisme le dégoute, peut-être parce qu’il n’en connait plus dans ses souvenirs, mais le sentimentalisme l’écœure.

    « Il ne tolère pas le moindre manquement de respect, quel que soit la raison… »
    Un Lycan

    Cela, nul ne peut dire le contraire, surtout au sein des Lycans. Il est intraitable avec eux. Pire que le pire tyran que le monde puisse porter. Une froideur sans égale vis-à-vis de ses inférieurs. Car contrairement à ce que pourrait penser n’importe qui, il ne considère pas les Lycans comme les siens, ou sa famille. Non, il ne permet personne d’atteindre un tel stade, déjà qu’il ne possède aucun ami réel, et ceux qui oserait le penser ont tort. Il ne les protègera pas plus qu’un Humain ou un Elfe, il considère que les faibles ne sont pas son problème. S’ils ne peuvent vivre par eux-mêmes, ils ne méritent pas qu’il s’en préoccupe plus que cela. On peut le considérer comme froid avec les autres, mais il n’est pas là pour materner les enfants en manque d’affection et les prendre sous son aile, pas plus que les autres. Sauver la veuve et l’orphelin, ce n’est pas son crédo. Ils trouveront quelqu’un d’autres que lui pour ce boulot-là… Sauf s’ils payaient cher… Là, c’était possible…

    Les Lycans irrespectueux envers lui, il déteste ça… Ca l’horripile. Que ce soit des gosses ou des adultes, il réagit pareil… à savoir au minimum une gifle, au maximum pire. Et il le fait sans le moindre remord. Les autres Lycans lui doivent le respect qui est du à son rang. Et s’ils ne le font pas, ils doivent en assumer les conséquences. Tous, quelques soit le rang… Sauf les quatre autres originels… Mais ces derniers seraient-ils assez fous pour le provoquer, car son caractère n’aide pas à savoir comment il réagit, pas même à prévoir ses réactions. Mais ce n’est pas spontanéité que tout le monde retient, mais son caractère odieux, mesquin et un brin sadique. Pourtant, il faudrait plus retenir sa spontanéité. C’est elle qui le rend aussi mesquin. Ne le laissez pas trouver votre faiblesse, il l’exploiterait à la moindre occasion et sans le moindre remord.

    Pour être exact, ceux qui considère comme sadique on faux. Oh, il n’est pas un ange pour autant, mais du sadisme à l’état pur, cela ne l’intéresse absolument pas. Il préfère de loin prendre son pied dans les missions qu’on lui confie, en faisant preuve souvent d’une cruauté que nul ne pouvait considérer comme mêlé à un sadisme sans borne, mais ce n’est pas exactement cela… Il est cruel, cela ne laisse aucun doute, n’hésitant pas à tuer s’il le faut… S’il doit faire parler des gens, il n’hésitera pas à aller vers le domaine de la souffrance des autres, les forcer à répondre, sans qu’ils ne puissent songer laisser un seul petit mensonge franchir leurs lèvres. Exploité leur point faible, pour les forcer à lui donner les réponses qu’il souhaite. Non, aucun doute, ce mercenaire parait sans foi ni loi… Pourtant, même dans sa cruauté, il a certaines limites, souvent du à son passé, qui le répugne donc.



    Physique :
    « Comment il est ? Digne d’un conte d’horreur ! Noir, blanc et rouge… Ce type est un démon ! »
    Un ancien commanditaire

    Ces avis recouvraient… près de 99,9% des personnes possédant un minimum de connaissances sur le Lycan originel. Car nul ne peut douter, nul ne peut mettre de côté ces rumeurs qui circulent, sur lui. L’approcher, seuls les enfants n’ayant aucunement entendu parler de lui le ferait. Et encore… Il prendrait peur devant son apparence lugubre. Non, nul n’aimerait s’approcher de lui plus qu’il ne faut. Ceux qui le considère comme sombre, n’ont pourtant pas si tort que cela, puisqu’il n’est pas souvent vêtu autrement qu’en vêtements d’une couleur sombre, d’un noir charbon, complètement obscur à la lumière d’un quelconque astre existant. Décrire sa tenue n’est jamais une chose simple, facile et donné pour tout le monde. La version très simple et basique dont il aime paraitre est un pantalon, noir, ou traine des poches en petit nombre, mais surtout deux étuis de rangement, contenant des petites dagues, ce qui ne quitte jamais leur rangement, sauf en cas de nécessité et d’usage requis. Il n’est pas un être parmi tant d’autres… Il est un être à abattre rapidement, la différence est là-dedans.

    Ceint à sa taille, se trouve diverses bourses, contenant un peu d’or, quelques poisons en cas de besoin, on ne sait jamais, une bataille qui tourne mal pour lui… Autant se dégager de ses adversaires rapidement. Et si c’était radical, inodore et incolore, ce n’était pas lui qui se plaindrait… Il ne fallait pas s’attaquer à l’Originel sans s’être correctement préparé. Séparé des poisons, il avait aussi quelques contre poisons et antidotes, nécessaire quand on tentait de l’empoisonner. Après tout, pourquoi serait-il le seul à se servir de cela dans le milieu ? Il n’avait aucun doute sur le fait que même les autres mercenaires pouvaient se servir de moyens pour le moins radicaux, aussi préférait-il prévenir que guérir. Il y a aussi un fourreau contenant une épée et un autre contenant une dague. Ce sont ses armes principales, l’épée à la main droite, la dague dans la gauche… Avec quelques inversions si le besoin s’en fait sentir, mais il n’est pas à l’aise en changeant ses armes de mains. Il n’est pas complètement ambidextre, même s’il a compris une part du fonctionnement de l’ambidextrie.

    Des tuniques noires, portés sur ses épaules, descendantes jusqu’à ses mi-cuisses, constamment collé contre son torse, le Lycan ne porte que ça en haut. Jamais autre chose, jamais une couleur différente. Il n’aime que le noir, couleur idéale pour se faufiler dans les ombres de la nuit, parfaite pour prendre l’avantage de la surprise, pour apparaitre là où personne ne s’y attend. Il avait un besoin complet de ce pouvoir, de cette possibilité, sans quoi sa vie ne serait qu’une immense farce. Imaginer donc le jeune homme arriver avec un nez rouge, des vêtements flashies et des chaussures roses fluo… D’un point de vue discrétion, c’était d’un ridicule complet, sans prendre en comptes les agencements hideux des couleurs. Non, le noir semblait être mille fois mieux comme couleur de vêtements.

    Visée sur sa tête, une casquette noire recouvre fréquemment une chevelure, hirsute, d’une couleur pâle, d’un blond si clair qu’il n’avait qu’une sensation de blancheur, de vieillesse. Mèches courtes, n’en faisant qu’à leur tête, se dressant sur sa tête ou acceptant de se tenir, bien droites, sous un couvre-chef. Chevelure d’une teinte blanchâtre qui ne fait qu’accentuer cette pâleur de l’être et cette noirceur complète qui l’entoure. L’adulte joue de cette noirceur, laissant les plus purs des papillons posés leur ailes encore immaculé, pour virer au noir charbon.


    Passé :
      « Il ne parle jamais de son passé… »
      Un inconnu

      Personne ne connaît réellement son histoire. Il existe de nombreuses rumeurs dessus, mais rare sont celles qui sont vraies. Certaines disent que son père était un tueur à gages et qu’il lui a appris tout ce qu’il savait, avant de devenir un Lycan. D’autres racontent que c’est sa transformation en Lycan qui la transformer en être aussi démoniaque, d’autres disent que ses parents n’étaient autre que des démons, qui l’ont délaissé sur Terre, le temps qu’il grandisse… Mais nul n’avait la moindre idée de la réalité, de l’histoire que cachait cet être lugubre et mesquin. Non, nul n’avait la moindre idée… Et ce n’est pas le Lycan qui se trahira ce passé qu’il méprise.

      De ses parents, il n’a que de vagues souvenirs, des visages qui disparaissent avec le temps, ne laissant que des contours vagues, sans forme réelle et des couleurs qui s’éteignent, des couleurs en noirs et blancs… Quant aux voix, elles n’existaient plus, Yorwan n’aurait jamais pu se rappeler de la voix maternelle, d’une quelconque berceuse qu’elle aurait pu lui chanter, d’un quelconque timbre de voix, d’une parole dite... De même pour son père. S’il avait des frères et sœurs, il n’en a gardé aucun souvenir. En même temps, il avait eu sa famille. Celle qu’il s’était construite, cette bande de mômes allant de sept à dix-neuf ans, quand lui n’en avait que cinq. Une bande de mômes qui s’étaient soudés dans ce monde dur et mesquin. Un groupe de gamins qui avaient trouvé des moyens de survivre, les aînés apprenant aux cadets l’art du vol.

      C’était cette dizaine de filles et de garçons confondues, ces enfants des rues, délaissés par leurs parents qui étaient sa famille. Une famille atypique, dont il n’avait que de vagues souvenirs, ne les ayant pas vus depuis ses huit ans. Il savait que la plupart devait être morts ou survivre en utilisant d’autres façons… Surement en vendant leurs charmes. Lui était passé maître dans l’art de mentir, voler et ruser, n’hésitant pas à user de tous les moyens possibles pour arriver à ses fins. Non, aucun doute possible, ses pas s’étaient depuis trop longtemps perdus dans ce monde pour qu’il en change. Et ce n’était pas comme s’il avait envie que cela change.


      --- Yorwan, du haut de ses huit ans ---

      Le regard rouge posé sur la grande demeure qu’il surveillait depuis quelques jours, l’enfant avait été méticuleux sur ce lieu qu’il allait consciencieusement piller, pour pouvoir vivre. Oh, les beaux discours du « c’est pas bien », « ça ne se fait pas » le laissait désormais insensible. Chacun vivait comme il le pouvait, lui avait juste besoin de trouver de la nourriture pour survivre, pouvoir manger un peu, nourrir les autres aussi. Tous s’entraidaient, car ils n’avaient pas forcément eu des journées fructueuses. La veille, c’était lui qui était rentré sans rien. Mais dans cette étrange famille, l’entraide était née, du besoin de chacun, de cette volonté de vivre, qu’importe le risque.

      Suivant son plan initial, le jeune enfant escalada le mur en profitant de la noirceur de la lune, pour arriver à ses fins. C’était toujours mieux de ne pas se faire remarquer. Ca évitait les mauvaises surprises, il avait entendu tant de rumeurs sur des anciens de la bande, qu’il n’avait aucune envie de vérifier s’il existait des êtres suffisamment horribles pour le découper en dés pour un morceau de pain ou une pierre précieuse. Aussi surveillait-il pendant quelques jours les maisons qu’il allait voler, pour s’assurer que la sentence ne serait pas trop tragique. Des petits pas, silencieux, effleurant l’herbe fraiche qui poussait dans le jardin, le jeune enfant avançait, prudemment, ne souhaitant pas troubler la paix de ce lieu. Poussant la porte de service, le jeune Yorwan pénétra dans une cuisine, silencieuse et obscure, mais d’une richesse qui aurait rendu n’importe qui jaloux. Mais s’émerveiller devant la pièce n’était pas ce qu’il comptait faire. Avançant d’un pas calme, le jeune humain entreprit de farfouiller dans la pièce, à la recherche de nourriture.

      « Je déteste les voleurs. »

      La voix froide avait été cinglante. Une voix grave, d’un homme qui se tenait devant l’autre porte de la pièce. Un adulte selon l’ombre qui se projetait, mais le gamin n’avait aucun certitude, devinant plus l’ombre que les traits de l’homme. Gardant le bout de pain en main, Yo se baissa, pour disparaitre du champ de vision du propriétaire. Il fallait qu’il sorte, mais il ne doutait pas un instant que l’homme allait chercher à l’en empêcher. Et le gamin ne tenait pas particulièrement à se faire prendre. Son instinct lui criait qu’il souffrirait, si l’homme posait la main sur lui. Se glissant sans faire du bruit, le gamin s’approcha de la porte de service.

      « Tu veux faire la souris qui se cache ? Aucun problème, je me ferais une joie de te trouver… »

      Ton mesquin, moqueur. Promesse de souffrance s’il le trouvait. Sans un bruit, l’enfant se décala pour voir la porte de service. Elle n’était séparée de sa position que de quelques mètres. S’il y arrivait avant l’homme, il pourrait fuir de la pièce. Relevant un peu la tête pour voir où se trouvait l’homme, l’enfant constata qu’il s’avançait vers la même porte que lui. Se mordant nerveusement la lèvre, le jeune enfant se cacha à nouveau. Si l’homme allait par-là, il fallait qu’il s’en aille par l’autre porte. Au moins, ça laisserait quelques secondes de répit sur le propriétaire. En silence, sans faire le moindre bruit, l’enfant s’écarta de la porte de service, pour s’approcher de l’autre, de celle où se tenait l’homme sadique, quelques instants plus tôt.

      Passant le pas de la porte, l’enfant jeta un regard sur la pièce et apercevoir l’homme qui fermait la porte de service, en s’emparant de la clé. Il allait devoir trouver une autre sortie. Jetant un regard dans la pièce où il se trouvait, l’enfant ne chercha pas à s’attarder dans la salle à manger et entreprit de la traverser au pas de course, pour mettre de la distance entre lui et son poursuiveur. Il devait forcément y avoir une autre entrée dans cette demeure. Une porte qui lui servirait de sortie. Sans se préoccuper du bruit qu’il faisait, de son cœur qui s’affolait dans sa poitrine. Il devait atteindre l’autre porte avant l’homme, sans quoi il se ferait avoir. Mais il partait avec un immense défaut, celui de ne pas connaitre la demeure. Aussi tomba-t-il sur de nombreuses pièces, avant de trouver un grand hall, qui menait aux étages supérieures. Courant sur la porte faisant face aux escaliers, l’enfant l’atteignit, le souffle court. Il allait s’en sortir. Poussant la porte, le gamin retint la panique qui grandissait en voyant la lourde pièce de bois restée aussi insensible devant ses efforts.

      « Elle est fermée aussi… »

      Se plaquant dos contre la porte, l’enfant posa son regard sur l’homme qui venait d’arriver, de la même direction que lui. Il avait peur. Il savait parfaitement que là, il était dans d’immenses ennuis. Comme un animal coincé, l’enfant laissa son regard se poser sur la pièce, cherchant une autre sortie. Mais il pouvait juste voir l’homme s’approcher de lui, voir le sourire sadique et ravi qui s’affichait sur les lèvres de l’homme. Il était coincé… Il avait perdu… Il ne rentrerait pas chez lui, avec les siens… Une gifle brutale se posa sur sa joue droite, laissant sa tête se cogner contre la porte. Prémisse d’une vie sans joie, sans sourire.


      ~~~ Yorwan du haut de ses treize ans ~~~

      Un regard vide de sentiments, l’enfant était debout, laissant le scientifique le regarder. Sous ces simples vêtements, sa cachait un corps meurtri, un gamin qui n’avait récolté que douleurs et souffrances, pour un simple bout de pain. Mais contrairement à d’autres, l’enfant semblait survivre face à la douleur, ce qui était exactement ce qu’il cherchait. Un gamin suffisamment calme pour aller avec ces quatre loups qu’il avait déjà fabriqués. Délaissant le gamin pour regarder l’homme qui lui faisait face, le scientifique savait qu’il allait devoir se montrer convainquant, pour que l’homme lui cède ce môme. D’ailleurs, maintenant qu’il y pensait, il en avait récupérer un particulièrement agaçant… Il se révélait mille fois trop curieux. Il n’arrêtait pas de bouger, de fouiller dans la demeure.

      « Que me donnez-vous pour l’avoir ? J’avoue qu’il n’est plus intéressant. »

      « J’ai récupéré un enfant, à peine plus âgé que lui… Mais absolument pas docile… Le voulez-vous ? »

      Le sourire qui s’affichait sur les lèvres de son geôlier suffisait comme réponse. Pauvre gamin. Sans se préoccuper du fait qu’il était perçu comme une simple marchandise, une chose dont on se débarrassait, quand l’attrait était devenu moindre. Sur qu’il devait être moins plaisant, quand ses cris avaient finis par se tarir, que les larmes n’avaient plus roulé sur ses joues que lorsqu’il était seul, cachant l’ensemble de sa souffrance devant celui qui s’amusait à le voir souffrir. Non, il n’avait guère d’attrait pour son geôlier, mais ce n’était pas pour autant qu’il accordait la moindre confiance en l’homme qui lui faisait face. Non, l’autre avait besoin de lui, pour une raison. Laquelle, il ne le savait pas.


      ~~~ Quelques jours plus tard ~~~

      Yorwan n’avait pas été particulièrement bavard, depuis qu’il avait mis les pieds dans sa « nouvelle » demeure, ne cherchant aucunement à savoir ce qu’on attendait de lui. Non, on s’était contenté de le mettre une pièce, en lui laissant de quoi manger et en veillant à ce que ses blessures se soignent. Le mettre dans un cocon de protection, qui dérangeait le jeune humain. Il avait perdu cette habitude qu’on pouvait ressentir quand quelqu’un nous protégeait, s’assurait juste que tout allait bien. Et revenir vers un monde ainsi le mettait mal à l’aise. Il cherchait juste ce qui l’attirait tant que ça, pour que le scientifique le retire de ce lieu de souffrance.

      Il eut la réponse durant un après-midi. Ses blessures avaient toutes cicatrisées, laissant encore des traces sur son frêle corps. L’homme était venu le voir, lui demandant s’il voulait bien venir avec lui. Il avait besoin d’un avis sur une chose tellement complexe, que l’enfant l’avait pas protesté pour dire qu’il ne comprenait pas. Non, il s’était laissé mener, sachant pertinemment qu’il allait droit dans la gueule du loup. Cependant, ce n’était pas comme s’il pouvait songer à se rebiffer, dire non n’avait jamais été accepté avant, pourquoi cela aurait-il changé ? Sans une plainte, l’adolescent se laissa faire, ne pipant pas le moindre mot devant la piqure, aussi insignifiante douleur que celle d’un moustique affamé.

      Sensation de douleur, de brûlures. Peau en flammes, douleur affreuse, comme nul n’avait sur le faire souffrir. Hurlement de souffrances, même les pires tortures qu’il avait connu n’avait pas ce goût amer, de douleur. Envie de dormir, de ne jamais se réveiller. Les Hommes n’étaient que des êtres sadiques et méprisables. Je t’aiderais à les tuer. Murmure qui le choquait, voix venue d’outre-tombe, n’appartenant à personne. Laisse-moi t’aider… Fermer les yeux, douleurs insupportables. Murmures qui le rendaient fou, qui l’attirait, doucement vers ces noirceurs. Fermer les yeux, se laisser prendre dans ce monde de ténèbres, laisser cette vox l’aider, sans lui accorder la moindre confiance. Il prendrait sa revanche.


      Le réveil avait été douloureux, des gémissements s’étaient échappé, son corps posé sur le sol, poisseux de sang. Ne pas bouger, sans quoi un gémissement s’échappait. Blessures qui s’étaient rouvertes, le laissant dans un état de faiblesse incontestable. Une truffe humide qui se posait sur sa joue touffue, tentative discrète pour le pousser à entrouvrir les yeux. Tentative fréquente, qui le poussa à ouvrir un œil, pour observer un loup, au pelage brun très sombre. Recul de panique, avant de percevoir des poils d’une blancheur sur ses pattes avant. Qu’était-il devenu ? Qu’avait-on fait de lui ?

      Ils étaient cinq, deux filles, trois garçons. Autrefois des humains, maintenant des loups qui tournaient en cage. Cinq, et Yorwan était le dernier arrivant. Le choc qu’il avait ressenti devant la vision de pattes blanches l’avait rendu distant, même avec les autres loups. Peur incontrôlable d’une vie réduite en poussière. A croire qu’il était né pour être simplement une poupée qu’on démolissait constamment, comme on le voulait. Pourquoi était-il né ? Pourquoi ses parents l’avaient-ils abandonné ? Tant de questions, de doutes, de rancœur. Solitude qui le pesait, rancune vis-à-vis des autres qui n’étaient pas dans cette cage. Celui qui l’avait vendu, celui qui l’avait métamorphosé en cette chose horrible, sans possibilité de faire demi-tour. Il n’était plus humain, juste un loup, affamé de rancune, se laissant bercer par cette voix qui lui promettait de l’aide. Les humains n’avaient plus qu’à payer. Ils ne méritaient pas qu’il verse la moindre larme, qu’il ne pense avec amertume à ce passé. Ils s’étaient amusé à le piétiner, maintenant, il se vengerait, sans délicatesse, sans remords. Ils payeraient !


      Et ils avaient payé, tous. Cinq loups, lâchés dans la demeure, sans contrôle sur leur volonté, Yorwan avait laissé son loup intérieur prendre le dessus, n’avait eu aucun remord à sauter sur les hommes, les griffer, les tuer. Pas de remords dans ce cœur d’adolescent détruit. Ils payaient, c’était le simple retour des choses. Ça leur apprendrait, à ses stupides humains. Il ne se laisserait plus faire, il ne les laisserait plus jouer avec lui. Il se vengerait aussi de son ancien geôlier, il ne comptait pas le laisser en vie, pas après ces horreurs qu’il lui avait fait vivre. Fuyant en compagnie des autres Originels, le jeune Lycan n’avait eu aucun doute sur le fait que sa prochaine victime serait celui qui hantait ses rêves. Des peurs qui ne partiraient pas, qui le marqueraient pour toujours. Mais cela avait-il seulement la moindre importance ?

      Leurs pas avaient croisé celui d’un dragon. Assez idiot pour les retransformer en humain, pour faire de cette forme de loup une malédiction, qu’ils pourraient laisser derrière eux. La meute s’était séparée, laissant chacun reprendre leur route, chacun devant continuer leur vie, avec cette malédiction, cette chose qu’on leur laissait. Se séparant des autres, le futur mercenaire avait déjà trouvé où ses pas le mènerait. Sa vengeance le poussait trop à avancer. IL devait tuer ce démon qui le hantait encore. Il ne pouvait pas le laisser vivant. Sinon il prendrait le contrôler sur lui, sur son loup. Et il ne voulait pas redevenir une marionnette sans vie. Il devait se venger.


      Posant son regard sur la demeure qui l’avait hébergé pendant cinq longues années, le transformant en petite poupée docile et silencieuse, le Lycan ne put retenir un frisson d’impatience qui secouait son corps. Il n’avait qu’une envie : en finir avec cet être. Le voir agoniser dans son sang, comme les autres humains qu’il avait croisé. Sanguinaire ? Nul n’en doutait, il n’avait de pitié pour personne, pas même les enfants. C’était surement pour ça qu’il évitait cette famille qu’il s’était construite, avant tout ça. Pour ne pas la blesser. Parce que c’était bien les seul qu’il ne voulait pas blesser, même s’il leur en voulait de ne pas l’avoir cherché, de ne pas l’avoir sorti de cet enfer.

      Délaissant ses affaires dans un coin du jardin, le Lycan laissa son loup prendre le dessus, pour ressembler à un loup blanc. Courant rapidement pour traverser le jardin, le loup poussa la porte de service, qui n’était jamais fermé à clé, et pénétra dans la cuisine. Laissant son odorat le guider, le loup se glissa jusque dans la chambre de l’homme, où il dormait, inconscient de ce qu’il allait vivre. Laissant le loup faire, sans le moindre remord, il le tua, lentement, le faisant souffrir, comme il avait souffert. Se retransformant pour s’asseoir à côté de sa future victime, le sourire mesquin de l’être à la chevelure blanche s’étira sur ses lèvres.

      « J’espère que tu as aimé mon adieu ! »

      Le regard sanguin posé sur l’être qui l’avait tant détruit, Yorwan contempla sa mort, prolongeant vicieusement sa douleur et sa vie, prenant simplement sa revanche. Posant son regard sur la pièce qu’il connaissait, le jeune Lycan s’empara d’une dague, la glissant à sa ceinture. Maintenant, il allait pouvoir s’amuser. Les Hommes, comme les Elfes, allaient souffrir, tout comme il cherchait à les faire souffrir. Ils voulaient la mort des Lycans, ils auraient surtout la leur… Jetant la lampe dans le lit de sa victime, l’adolescent quitta la pièce sans un dernier regard. Il pouvait passer à autre chose. Et il le ferait, sans remord. Jamais plus on ne l’utiliserait.


      Il avait fait parler de lui, rapidement. Il avait appris à se battre, à vivre et louait ses talents de voleur au début, avant d’aller dans des services plus larges, n’hésitant pas à aller dans le meurtre. Pourtant, il demandait un prix hors norme pour de si vulgaires travaux. Mais il avait cette renommée de bien faire son boulot, même s’il était d’une avarice sans nom.

    Signes particuliers :
    Une forte prime attend celui qui mettra fin à ses jours. De faibles chances de survie attendent celui qui tentera de le faire.
    Sa forme lycane est d’une couleur aussi blanche que ces cheveux sous la forme humaine.



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Dernière édition par Yorwan Gwashoch le Sam 5 Juin - 18:29, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Yorwan Gwashoch   Mar 4 Mai - 23:25

Keupin lycan ! ♥️

Bienvenue ! J'attends donc la suite de ta fiche avant de dire quoi que ce soit =) Bon courage
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MessageSujet: Re: Yorwan Gwashoch   Sam 5 Juin - 15:51

Fiche Finie =3

Bonne lecture =3
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MessageSujet: Re: Yorwan Gwashoch   Sam 5 Juin - 18:08

Bon ! Le contenu valait l'attente, je dois dire =)
Ta fiche est très bien, malgré quelques fautes récurrentes qui s'incrustent de temps à autre (pour la plus importante : tu as tendance à bazarder tes participes passés pour les remplacer par des infinitifs) et auxquelles je te demanderais de faire attention en RP.

Sinon, juste une petite remarque sur ce passage :

"le lycan laissa son loup prendre le dessus, pour ressembler à un loup blanc. Courant rapidement pour traverser le jardin, le loup poussa la porte de service, qui n’était jamais fermé à clé, et pénétra dans la cuisine. Laissant son odorat le guider, le loup se glissa jusque dans la chambre de l’homme, où il dormait, inconscient de ce qu’il allait vivre. Laissant le loup faire, sans le moindre remord, il le tua, lentement, le laissant souffrir, comme il avait souffert."

Ça fait un peu répétition, tu ne trouve pas ? J'aimerais juste que tu me modifie ça, s'il te plaît. (Juste pour le plaisir de mes yeux 8D)


Enfin quoi qu'il en soit je te valide de ce pas =) Tu peux donc aller créer ta fiche de lien (et de tout ce qui te passera par la tête) dans le journal de bord, faire ta demande de rp et/ou répondre à celles déjà postées et investir le flood comme bon te semble.

Au plaisir de te croiser en rp, j'espère =)
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MessageSujet: Re: Yorwan Gwashoch   Sam 5 Juin - 18:33

Coucou, Merci pour le commentaire.

Concernant les fautes, c'est pas mon habitude d'en laisser autant passer... Ralalalah, promis, je ferais gaffe en RP.

Pour la répétition, je confirme, j'ai modifié ça =3

En espérant te croiser en RP aussi ^.^
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MessageSujet: Re: Yorwan Gwashoch   

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Yorwan Gwashoch

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