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 Vadim Frey

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Vadim Frey

Chien de Vode

Messages : 5

MessageSujet: Vadim Frey   Jeu 26 Aoû - 21:06

• Vadim Frey •


Sur le charnier des champs de bataille, crache sur les lâches, salue l'ennemi et pleure tes frères, petit.

▬ Identité


Nom : Frey. Nom presque courant dans ce royaume, on connait ce nom, pas forcément pour Vadim, mais il n'est pas trop rare d'en croiser un dans un village, un Frey. On ne peut pas dire que ce nom est un bel exemple, noble et bien porté. Non, souvent on croise des tares dans cette famille, des idiots, des consanguins ou des handicapés, les trois à la fois la plupart du temps. Vadim n'est aucunement là pour redorer le blason de cette famille, il n'en a aucune envie et porte son nom comme un patronyme usuel, presque une insulte, plutôt comme un malheur qui lui aurait été infligé à la naissance, comme ses frères et sœurs. Ce n'est pas un malheur en soi que de porter ce nom, mais il est synonyme de souvenirs douloureux et d'une haine viscérale envers certains membres de sa famille.
Prénom : Vadim. Prénom qui avait appartenu à son père, et à son père avant celui-ci, se transmettant de génération en génération au cadet de la famille, peu mis en valeur, toujours la mauvaise place. Il est presque fier de son prénom, tout est dans le presque. Son prénom est une sorte de pied de nez à son aîné, une preuve que lui aussi est là, toujours vivant, n'attendant que le bon moment pour lui prouver qu'il vaut bien mieux que lui. Et pourtant il ne supporte pas que quelqu'un s'adresse à lui en utilisant son prénom, préférant mille fois un surnom peu commode et insultant que quelqu'un puisse lui parler en ne saisissant pas l'importance de celui-ci. Les gens se contentent donc de le nommer 'Chien'.
Âge : 37 ans
Race : Humain Cette race d'êtres mortels et chétifs, toujours malades et prêt à se battre, oui, il en est. Son physique disgracieux en est bien une preuve, rien d'agile ou de 'beau' dans ses mouvements, juste une force brut reconnaissable en ces êtres frustres et violents que sont les humains.
Camp : Vode. Entièrement et toujours dévoué à Vode, à son service pour le meilleur et pour le pire, toujours à ses côtés et prêt à obéir au moindre de ses ordres.
Métier/Classe : Chien de Vode ~ Bouclier Lige / Guerrier. Comme un chien fidèle, Vadim suit et obéit aux moindres ordres et gestes de Vode, le considérant comme plus qu'un 'maître', faisant tout ce que celui-ci lui demanderait. Il obéit, les sales boulots ? Oui, il s'en occupera, se salir les mains est bien une chose qui l'importe peu, il n'espère pas devenir quelqu'un dont on se souviendra. Mais il n'obéira que tant qu'il ne trouvera pas sa rédemption, il n'hésiterait pas un instant à partir si le besoin se faisait ressentir.


    Rang personnalisé : Chien de Vode



Quand il n'y a pas de mur derrière toi, petit, mieux vaut avoir des amis.


▬ Un peu plus de précision



Dans une hutte, on a grandit.
Depuis tout jeune, on prend des gnons.
L’acier tranchant, c’est notre vie.
Et nos loisirs, c’est la baston.
---PoC

Psychologique : Nous ne naissons pas comme nous sommes, à la naissance, chaque enfant à toutes les chances devant lui, parfaitement blanc. Nous ne choisissons pas l'endroit où nous naissons, mais l'égalité est la même sur le point de l'innocence. Aucun gosse ne nait foncièrement mauvais ou angélique, ce sont les années, la vie, la famille, les embrouilles, tout ce que nous faisons est un pas vers une destination, remplissant la balance qui penchera inévitablement d'un côté ou d'un autre, dès la naissance, la vie peut nous promettre un avenir douloureux, qui nous forcera peu à peu a abandonner nos valeurs, sans que la conscience ne soulève les mauvaises actions ni même ne les regrette.

Vadim n'a pas échappé à la règle, étant encore tout môme il était insouciant, heureux, innocent, ce fut les dérives de son pays natal au fil des années et les coups et bousculades de son frère qui firent de lui un enfant désabusé, mélancolique, haineux et emporté par la moral et la conscience commune des petites gens. Les déboires de sa famille et le peu de réaction qu'eut ses parents après que son frère ait tué leur petite sœur ne firent qu'achever ses dernières barrières et brisèrent sa foi envers l'humanité tel que la voyait un gosse qui naissait en temps de prospérité. Depuis ce temps, il est quelqu'un de peu loquace qui ne participe que peu aux conversations, il parle peu, reste dans l’ombre et ne donne jamais son avis que lorsque situation oblige.

La morale n'est pour lui qu'une belle parole parmi tant d'autres mots que les diverses langues usitées sur Lumen, un mot illusoire, creux, juste bon pour rassurer les gens et les plonger quotidiennement dans un monde fabriqué de toutes pièces et qu'ils essayent de ne pas voir. Comme la plupart des estropiés, Vadim est quelqu’un rongé par la peine, le regret et inévitablement la rancœur… il n’est rien de plus qu’une âme brisé qui a conscience d’avoir perdu tout espoir de revoir un jour le monde avec les yeux d'un enfant, avec innocence, en prônant la liberté et l'égalité des peuples. Marqué à jamais, il n'oubliera jamais les atrocités, préférant les enterrés sous des décombres de sa pitié et en faisant face au monde avec pour air de dire : 'Tu vois, tu m'as frappé, meurtri, blessé, mais je tiens encore debout...'. Tout cela n'est que façade, boutades, rires, fausses amitiés, ils savent tous que la vie ne sera plus jamais la même.

Vadim n'est pas l'archétype même du bon chien de garde prêt à tout pour protéger son roi, s'offensant des moindres insultes que l'on pourrait faire à propos de son seigneur et maître, loin de là.... Enfin, il lui arrive de défendre le bon roi Vode, mais de son avis, celui-ci est bien assez grand pour se défendre verbalement de lui même aux insultes que l'on profère contre lui. Si l'on voulait faire simple et qualifier stupidement Vadim avec un seul mot, ce serait probablement 'fidèle'. Non pas la fidélité aveugle et stupide qu'ont la plupart des soldats envers leur roi, loin de là. Vode est celui qu'il a choisi, non pas par dépit, mais parce que sa condition lui semblait familière; deuxième fils, cadet d'un monstre, d'un être implacable ne cherchant que le pouvoir et comment le montrer.

Vadim est le genre de personnes qu'on ne connait pas et auquel pourtant on pourrait penser qu'il reste un soupçon d'espoir, d'humanité en lui. Une étincelle qui lui permettrait de remonter sur le droit chemin, celui des hommes et des bons chevaliers. Il ne suffirait que d'un modèle à suivre. Fadaises, Vadim ne s'identifie en personne, même pas en travers de Vode, non pas à cause de la condition de roi de celui-ci, s'il ne s'arrêtait qu'à cela... mais tout simplement parce qu'il ne considère pas les pseudos vertus que s'arrogent les êtres humains comme les elfes comme des modèles à suivre. Il connait son statut, son 'égoïsme' d'homme et, même s'il ne s'en vante pas ouvertement, il n'a pas honte contrairement aux autres de le montrer quand quelqu'un tente de le faire passer pour ce qu'il n'est pas. La 'chevalerie', voler au secours de la veuve et de l'orphelin, certes, de jolis mots, mais il n'est ni chevalier ni prêt à sauver des gens qu'il ne connait pas tant que cela ne lui rapporte rien ou que Vode ne lui a pas ordonné implicitement de le faire.

Brutal, frustre, mauvais... N'importe quel personne qui se contente de vivre au château pourrait le qualifier ainsi, une longue suite détaillée de défauts, on ne tarit pas de méfaits qu'il aurait commis. Une monstruosité s'est produite quelque part dans le château ou les environs ? Aussitôt quelques serviteurs et garçons de cuisines seront prêt à lancer des bruits de couloirs, des ragots sur lui. Vadim fait fi de ces murmures, les gens peuvent bien casser du sucre sur son dos, ce n'est pas ce qui va le pousser à faire un grand sourire et jouer avec des enfants en distribuant son argent aux gueux dehors. S'ils sont gueux... et bien tant pis pour eux ! Chacun subit son lot de douleur dans la vie, à chacun de s'y adapter ou de crever le nez dans la boue. Pas de chemins tracés, pas de facilités, la route est longue et semée d'embûches. Pas de raccourcis, mes pauvres gens et cela, le Chien l'a bien assimilé.

Même si son surnom n'est pas inconnu et qu'un enfant ou nouvel arrivant pourrait se tromper, ce n'est pas parce qu'il remue bien la queue qu'il est traité ainsi. Passé le cap de la fidélité et de l'obéissance 'aveugle', oublié les 'morsures' et les aboiements rauques, Vadim n'a plus rien du bon toutou à sa mémère. Attention, chien méchant. Ahaha. Non, il n'ira pas frapper quelques inconnus qui auraient pu l'insulter, il se contente de les mépriser et de les regarder de haut. Heureux les faibles d'esprit comme qui dirait. On peut s'accorder à dire que le Chien de Vode est un rustre. Non pas qu'il pense que les femmes ne sont bonnes qu'à tenir le foyer et à enfanter, vraiment pas, il s'est déjà battu contre d'admirables bretteuses, et ne sera pas le dernier à le dire, tout bas, que les femmes ont autant de capacités que les hommes. Mais il ne fait pas dans la dentelle quand il s'adresse à quelqu'un. Nom, sujet, verbe. Presque un aboiement.

Extérieurement, il ne laisse rarement paraître un autre sentiment que l'indifférence ou l'ennui. Longtemps mis à part de quiconque, excepté lui-même, à cause de son physique, Vadim a développé un tempérament et une façade d'être froid.. voir dur. Il ne sourit pas, ne fait pas de sous entendus qui se veulent humoristiques et ne rit presque jamais. L'humour, quel mot stupide et inutile, comme si cela pouvait empêcher un homme de mourir, un dernier salut moqueur avant de voir la lame se lever. Juste l'arme des pauvres et des faibles.

Il n'y a rien de foncièrement bon, ni de foncièrement mauvais, pour lui, chacun à sa place dans un monde sans couleur. C'est pourquoi l'idée que quelqu'un n'ai pas ses idées et ses convictions ne l'effleure même pas. Un ennemi est un ennemi, et le restera à jamais. Pas question de revenir là dessus, pas de pitié, comme on dit. Ils auront bon demander pitié, rien ne se passera, rien ne le fera changer d'avis.


C'est en marchant dans les entrailles
Que les barbares vont à l'assaut
Et par le fer des haches de bataille
Tailler la chair et broyer les os
----PoC

Physique : Quoi que les gens disent, peu importe ce qu’ils en pensent, l’apparence est bien souvent le facteur sur lesquels les gens s’appuient en premier lieu lors d'une rencontre inopinée ou prévue à l'avance. Malheureusement, il ne s’agit pas là d’une simple théorie que l'on balance comme cela pour justifier le fait que la peuplade ne nous apprécie pas, mais c'est bien là un fait qui a été prouvé maintes et maintes fois: les gens qui possèdent une apparence attirante, même si leur personnalité est tout a fait exécrable, auront toutes les chances de se faire apprécier. Alors que les personnes au faciès plus repoussant, eux, devront faire preuve de beaucoup plus d’efforts pour se faire valoir et apprécier.

Vadim n'était pas un bel homme. Du moins, il aurait pu ne pas être laid s'il n'avait pas été complètement défiguré. Le côté droit du mufle, décharné, une pommette aiguë, une prunelle grise, comme l'acier de son épée, fixant toujours les gens avec une sorte de haine, une froideur mortelle et haineuse, souligné par un sourcil épais. Le nez droit et crochu, presque trop souvent cassé, aussi tordu qu'une vieille femme. Caché sous des mèches noires qu'il porte suffisamment longues pour cacher la moitié de son visage. Il lui arrivait de les rabattre vers la gauche, où les cheveux ne poussaient plus sur le haut de son front.

Ce n'était que ruines de ce côté, le feu avait tout détruit, tout calciné. L'oreille droite n'était plus qu'un lambeau de chair sans forme distincte et ne laissant pas penser que, il y a bien longtemps, se trouvait là la symétrie exacte de son autre côté. Seul son œil semble avoir survécu dans ce chaos de cicatrices immondes et purulentes, de chairs trop lisses et aussi dures que du cuir ou sillonnées de fissures atroces où la moindre trace de lumière laissait des reflets rougeâtres suintants. Au bas de sa mâchoire et de sa pommette se laissait voir, dénudé, l'os.

Massif et puissant, fort. On peut le décrire de tellement de façon, cet homme, mais il est indéniable qu'une force se dégage de lui, il n'est pas fait pour impressionner les hommes d'armes qui, malgré tout, ont pour habitude de voir des hommes bien plus impressionnants que lui. Il est bien loin du physique de mastodonte de son frère, il est même plutôt petit par rapport à lui, mais face à un homme constitué normalement il a une taille tout à fait dans les normes, quelques centimètres de plus, mais pas de quoi en faire un monstre de hauteur.

Les épaules carrées, il enfile toujours une cotte de maille sous sa tunique, quand il n'est tout simplement pas en armure. Il se contente du minimum, faisant fi de toutes fioritures qui n'ont aucune qualité défensive, l'utile prévaut pour lui sur le beau ou tout ce qui pourrait lui donner un peu de notoriété ou raviver sa popularité. Il préfère de loin les bottes de cuir usées, tâchées de boue à quelques chausses colorées qu'il ne pourrait déchirer ou rajuster sous peine de subir le courroux des dames pour atteinte à la bienséance. Une longue tunique accrochée à la ceinture, un pantalon simple et de longues bottes font le plus souvent son habillement. Il ne s'encombre pas de bagues qui pourraient le blesser plus qu'autre chose, mais il a aux poignets des bracelets de fer gravés de signes incompréhensibles à qui chercherait à comprendre la signification des dessins. En plus de la protection de l'armure, il porte un heaume, non pas pour cacher son faciès repoussant mais pour se sentir protégé des coups, se sentir protégé et dans son univers, celui des champs de bataille et non pas des intrigues de cour.

Ses longues mains parsemées de cals et des trous semblent constamment serrées, les poings fermés, autour d'un manche d'une arme ou tout simplement en un poing, il ne déplie que rarement ses doigts, comme son sourcil toujours froncé. Son attitude et ses gestes pourraient montrer de lui un homme constamment sous l'emprise de la colère, mais son visage reste quand à lui complètement impassible quelles que soient les circonstances, seul ses yeux semblent pouvoir exprimer une quelconque émotion.

Vadim s'exprime d'une voix râpeuse, de manière hachée et concise, aucun mot qu'il utilise est inutile, tout est soigneusement pesé et réfléchi. Son rire pourrait faire penser à un aboiement rauque, la tête rejetée en arrière, les dents à découvert, puis le calme plat à nouveau. Il ne rit pas par plaisir mais par moquerie, par dépit...



Quand la vue est bouchée, petit, prends ton cheval et grimpe sur une hauteur.



Where once was light
Now darkness falls
Where once was love
Love is no more
Don't say goodbye
Don't say I didn't try
---LOTR

Votre passé :

L'avenir est un long passé.


L'histoire de Vadim ne commence pas par sa naissance mais bien par l'histoire de sa famille elle même. Sa mère était une femme de plus, une femme comme les autres, elle ne rêvait que de fonder une famille, voir ses enfants courir et grandir, être fière d'eux, mourir paisiblement avec son mari dans une atmosphère de paix et de joie. Une femme normale en somme toute, sauf qu'elle avait un plus, un petit plus qui faisait toute la différence entre elle et les femmes normales. Elle était de noble naissance, presque une belle demoiselle, de belles formes, des hanches larges, un joli minois, de longs cheveux satinés. Oui, on pouvait dire qu'elle était belle. Et pourtant...

Et pourtant son beau rêve ne fut jamais ce qu'elle aurait voulu qu'il soit. Elle fut mariée de force à un vieillard impotent et sénile qui lui prit sa virginité avant de mourir étouffé par l'oreiller du lit conjugal. Mort, oui, lui était mort. Mais une petite graine avait germé en elle, une petite graine qui était née sous les auspices du mal et de la violence, de la soif de sang et de mort. L'enfant fut nommé Ammar... Ammar, nom qui sonnait déjà violemment dans la bouche de ceux qui le prononçaient. Le petit était colérique et ne dormait que peu.

Pour faire bonne figure auprès des autres familles nobles, la famille de la jeune femme lui trouva un autre parti, plus intéressé par l'héritage que lui avait laissé feu son mari que par la jeune dame. De cette union naquit trois autres enfants, une fille et deux autres garçons. Vadim était le cadet des trois enfants, 4 ans d'écart avec Ammar, quatre longues années et pourtant si courtes... Ammar n'avait aucun esprit de fratrie ou même de communauté, tout lui était dédié, tout lui était du. Sa position d'ainé le rendait toujours plus orgueilleux. Il était le monarque et le reste de sa famille était ce qui lui servait de serviteurs.

Ce n'est qu'avec le passé qu'on fait l'avenir.


Vadim grandit dans l'ombre de son frère, celui-ci n'était qu'une bête de force et de puissance, une véritable montagne, à dix ans il dépassait déjà la plupart des hommes faits. Ses longues séances d'entrainements se déroulaient invariablement à la même heure, avec la même victime pour supporter les coups d'épée mouchetée. Courir n'avait aucun sens car il finissait toujours acculé dans un coin de la cour à devoir subir les coups violents portés par un enfant énervé, il ne devait donc que tenir le bouclier et espérer que la brute soit lassée rapidement de le voir tomber.

Vadim ne s'entrainait rarement à autre chose qu'à recevoir des coups et parer de temps à autres ceux-ci avec une épée. Il passa son enfance courbaturé et horriblement défiguré par les hématomes et les cocards que lui faisait son aîné. Il bénissait presque les fois où, par un coup trop violent ou une prise mal ajustée sur le bouclier lui brisait ou fracturait un os et lui permettait de rester quelques temps loin des armes de son frère.

De temps à autres, il avait le droit de l'accompagner à la chasse avec Père et le maitre piqueur. Il n'avait pas le droit de tenir une arme et devait se contenter de suivre de loin et de regarder en espérant pouvoir apercevoir un animal avant qu'il ne soit affreusement piétiné par le cheval de son aîné. Un jour, Ammar vit un un cerf magnifique, aux bois majestueux et n'eut plus qu'une idée en tête, l'ajouter à son tableau de chasse, il lança alors son cheval au galop, rapidement suivit par son père et l'homme de celui-ci. Vadim peina à suivre les autres et finit par se prendre une branche dans le nez, lui faisant démonter selle. Son cheval continua sans lui, le laissant complètement esseulé au milieu de la forêt. Il erra pendant deux heures, à pieds.. A bout de forces et désespéré, il finit par s'asseoir et à attendre en espérant que Père le fasse chercher quand il se rendrait compte qu'il ne les suivait plus.

Au bout d'un temps incertain, le petit garçon entendit un grondement non loin, pensait que c'était l'un des chiens du maître piqueur, il se releva et se mit à hurler pour signaler sa présence. Mais ce n'était ni un chien, ni l'homme de son père qui se trouvait près de lui mais un loup énorme, un loup impressionnant qui s'approcha de lui en grondant, de la salive dégoulinant de ses babines. Le cri s'étouffa dans sa gorge et il ne put plus bouger un muscle alors que l'énorme bête s'approchait de lui.

Finissant par réussir à bouger son corps, il recula et s'écroula au sol, gigotant pour tenter de s'éloigner du monstre qui continuait de s'approcher de lui. Son esprit cessa de fonctionner de manière rationnelle et il s'évanouit.


Vadim ne se réveilla que quelques heures plus tard, dans son lit. On lui conta que son frère, n'ayant pu attraper le cerf avait décidé de rentrer chez lui et sur le chemin l'avait entendu hurler. Ce n'était que par le courage et la vivacité d'esprit de celui-ci qu'il n'était encore en vie. Il n'avait pas hésité à se jeter sur le loup pour le protéger et ainsi le sauver. Ammar n'avait été que légèrement blessé, grâce à Dieu, et tout finissait pour le mieux. Depuis ce jour, l'aîné ne cessait de terroriser et de se moquer de son frère à propos des loups, ayant bien compris que le petit garçon en avait développé une peur phobique.

Le seul charme du passé est qu'il est le passé.


Quand Vadim eut 8 ans, un vieil homme passa quelques jours chez ses parents. Il était connu pour ses magnifiques ouvrages de bois. Pour remercier l'hospitalité de la famille Frey, l'homme offrit aux quatre enfants un petit jouet de bois. Ammar eut un soldat qui pouvait bouger si l'on tirait sur les articulations alors que les plus jeunes n'avaient que des ouvrages moins beau mais qui leur convenaient parfaitement. Ammar se lassa bien vite de son nouveau jeu et préféra aller s'amuser à soulever les jupes des servantes dans les coins.

Vadim aimait son jouet mais il voulait essayer celui de son frère. Il le fit un soir, en cachette. Il n'y trouva aucun amusement à manipuler le soldat, trop pétrifié à l'idée que son frère le surprenne. Et ce qui devait arriver arriva, le garçon rentra dans la pièce pendant que le plus jeune manipulait son jouet. Il hurla et le frappa au visage, le faisant choir et brisant l'ouvrage de bois par la même occasion. L'adolescent attrapa par le col son cadet et le tira jusqu'au foyer de cheminé où brûlait un feu qui réchauffait toute la maisonnée. L'enfant se débattit tant bien que mal, mais il n'avait ni la force ni la carrure de son ainé et il ne put que hurler quand celui-ci lui appliqua le visage dans le foyer.

Le petit garçon fut défiguré et aucun remède ne put jamais le faire redevenir comme avant. La version officielle fut qu'une bougie avait prit feu pendant la nuit alors qu'il était dans son lit, car Ammar était destiné à de grandes choses. Et quand sa sœur disparut bien des années plus tard, le mot qui fut passé aux voisins était qu'elle avait été mariée à un noble d'une autre ville, lointaine.. Le dernier frère de la famille disparut également, une mort rapide d'une maladie horrible disait-on, la vérité était bien moins belle. Vadim peut encore voir les morceaux de sa cervelle sur les murs de la cour et l'œil qui avait roulé jusque devant ses pieds.

On s'arrangea toujours pour que les Gens de la famille ne parlent pas de ces affaires et contribuent à l'explication de leur mort. Ils finissaient toujours par obéir, tous des lâches, tous des pleutres, aucun pour argumenter ou oser dire 'non'. Ils avaient bien trop peur de ce qui allait leur arriver s'ils contrariaient Ammar.

Laissons le passé être le passé.


Vadim finit par fuir sa famille, fuir son frère qu'il ne pouvait plus regarder en face. Il n'était pas de tailler à l'affronter et il n'avait aucune chance de pouvoir hériter à celui-ci. Il n'était pas beau, il n'était pas l'aîné, il était estropié. Il ne prit que son cheval et ses affaires et partit sur les routes du royaume. Les années d'entrainement avec son frère lui avaient au moins permis de savoir manier l'épée et de savoir frapper les gens. Il réussit à se faire connaitre pour sa violence et la pitié qu'il ne connaissait pas. Il se mit au service d'un homme puissant, peu l'importait le parti qu'il prenait, il ne voulait que partir loin de son frère et ne plus jamais le revoir.

Lorsque la guerre éclata, il faisait partie des hommes de l'armée de Sarken, il fut sur le champ de bataille, avec tant d'autres hommes dont il connaissait les rêves et les aspirations. Tous les mêmes au final, des cadavres pétrifiés. Lui, il ne combattait pas parce qu'il croyait en la justesse de Sarken mais parce que c'était sa vie, être sur les champs de bataille. Et surtout sauver sa peau. Il ne fut pas le dernier à fuir et à rentrer chez l'homme qu'il servait. Mais il s'était fait connaitre pour la sauvagerie de ses coups et son détachement face à la mort.

Il ne retourna pas se battre, pourtant, il resta au château au milieu de la guerre intestine qui séparait les deux frères pour savoir qui serait le nouveau roi. Ce fut pendant cette période qu'il retrouva Ammar, son frère. Celui-ci était devenu un puissant chevalier, héritier d'une grande fortune et un monstre au combat, une véritable montagne. Il prit le parti de l'aîné, Saeld. Ce ne fut que par pur défi qu'il prit le parti du cadet, qu'il se retrouva à ses côtés.

Il devint ainsi le chien de Vode, le soutenant dans ses actions, il devait avoir le trône, le mot de la fin, oui, Vode le devait. Mais comme finit par le dire l'histoire, ce fut encore l'ainé qui s'empara du trône après que Veitlan eut défait les armées de Saeld et Vode. Il le suivit dans son exil, il le suivit partout, à chaque décisions et il fut toujours à ses côtés.

Quand les loups-garoux se mirent à pulluler dans le Troisième Royaume, il fut l'un des seuls à rester stoïque face à cette menace, il en avait peur, bien sûr, une peur viscérale. Mais tant que ceux-ci ne s'attaquaient pas au roi, le bas peuple pouvait mourir, il n'était pas chevalier après tout, ce n'était pas à lui de défendre la veuve et l'orphelin, il se contentait bien assez de l'autre roi.



Would you love a monsterman ?
Could you understand beauty of beast ?
I would do it all for you, would you do it all ?
Do it all for me ?
---Lordi

Signes particuliers : En plus de ne pas faire dans la dentelle, Vadim règle les choses à SA manière, ce qui veut dire qu'il ne laisse pas beaucoup de chances à son interlocuteur du moment. Un interrogatoire se fait souvent au détour d'un couloir, l'épée au clair et les réponses se doivent d'être rapides et concises.

Moment de la vie quotidienne chez Vode a écrit:
Vad- 'Merci.'

Pauvre serviteur qui a renversé son vin sur lui et qui a essuyé sa tunique - 'Je vous en prie.' Phrase dont lui non plus ne saisit pas le sens, sinon, l'idée de se courber mains jointes devant lui en priant lui ôterait toute envie de la prononcer... Et pourtant, il l'a dite ! Et vous vous séparez, sans insultes ni guerre, prouvant que dix mille ans de civilisation n'ont pas été vains, puisqu'ils ont réussis à remplacer chez l'homme le réflexe de l'égorgement par celui de la courtoisie. Courtoisie mon cul. Il finit comme les autres, une épée dans les tripes.



Spoiler:
 

• En ce qui vous concerne •



Pseudo : Frey... ohoh.
Âge : 16 ans
Expérience RP : Quelques années.
Que pensez-vous du forum ? Bah genre... l'est bien.
Comment l'avez-vous découvert ? A la base j'avais commencé une fiche et j'avais lâchement abandonné. Et puis Vode se sentant seule et ne trouvant aucune gueuse pour faire mumuse in RP, m'voilà.
Une remarque/critique/suggestion à nous faire ? Pouet. Et puis y'a des musiques dans les images.

    Codes : [Code eukay ~]


Pouet, j'enregistre juste avant d'aller manger.[/3615 mylife]


Dernière édition par Vadim Frey le Dim 12 Sep - 19:03, édité 28 fois
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Messages : 159

MessageSujet: Re: Vadim Frey   Ven 27 Aoû - 2:31

Du sang neuf, et encore un vrai petit bout-en-train dis-moi... Encore un mec raffiné. : D

Welcome m'sieur, sympathique début de fiche, préviens-nous dés que t'as fini. Yaya ou moi s'occupera de ta validation;

Allez, bon courage.

_________________
Celui qui se nourrit d'âmes errantes, connaîtra toujours la faim.

Spoiler:
 
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Vadim Frey

Chien de Vode

Messages : 5

MessageSujet: Re: Vadim Frey   Dim 12 Sep - 18:57

Je pense avoir fini ma fiche. Et sisi, il est très raffiné.
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Yarost Reischter

Sac à puces 1er

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RP :
Messages : 403
Age : 26

MessageSujet: Re: Vadim Frey   Dim 12 Sep - 20:57

(Re)bienvenue donc, mister Frey. =)


J'ai beaucoup aimé lire ta fiche (et les bourrins ceylebien), rien à redire dessus donc je te valide illico. Elle est charmante ta fratrie et son histoire, soit dit en passant °°/

Tu peux dès à présent faire ta demande de rp, d'habitation, ''fin tussa tussa quoi, j't'invite vivement à explorer toutes les parties du hrpg si ce n'est déjà fait. Et puis si tu as un soucis ou une question ou jesaispasquoid'autre hésites pas à nous en faire part, voilà.

Finbonbref, bon jeu parmi nous sinon. Je t'ajoute ton rang de ce pas.

_________________
« Personne n’est maître de son sort ; nous naissons, on nous donne un rôle à jouer qui souvent ne nous convient pas et c’est à nous de nous acquitter de notre charge du mieux que nous pouvons. »
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Vadim Frey

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