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 Leynore Eal'Myn

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Humeur : Léthargique
Messages : 5
Age : 26

MessageSujet: Leynore Eal'Myn   Lun 28 Juin - 22:57

• Leynore Eal'Myn •

▬ Identité
    Nom : Eal'Myn
    Prénom : Leynore
    Âge : D'apparence, environ 25 ans, peut être un peu plus. En vérité, Leynore est âgée de quelques centaines d'années. Très précisément 3,27, autrement dit, elle a 327 ans. Presque jeune, pour une elfe...
    Race : Elfe
    Camp : Elle désire ardemment la fin définitive des lycans comme des humains, considérant que seuls les elfes méritent et ont le droit d'exister dans le monde. Bref, elle fait partie des renégats, si j'ai bien compris.
    Catégorie sociale : Noble
    Métier : Mage Illusionniste et conteuse


▬ Un peu plus de précision

    Psychologique : Vous croyez les elfes tous aussi doux les uns que les autres? Incapables de nourrir la moindre pensée belliqueuse, pacifistes et se préoccupant uniquement de la nature? C'est que vous avez hiberné durant les trois derniers siècles... Les humains sont nés, créés par des elfes avides de savoir. Ils se sont, contrairement à toute attente, reproduits, développés, étendus, équipés... Bref, ils existent. Et défient, par leur longévité ridiculement courte, par leur intellect limité, et par leur existence même, la suprématie évidente des elfes, bien supérieurs à cette race bâtarde! C'est à peu près ainsi que pense la Dame d'Eal'Myn. Arrogante? Et pas qu'un peu! Pour Leynore, seuls les elfes méritent d'exister. Les autre ne sont que des rebuts de la nature, des erreurs... Les humains, erreurs des elfes, et pire pour les lycans... Leynore les considère comme les erreurs des erreurs... Des moins que rien, des bâtards, hybrides immondes qui ne méritent pas de fouler la terre de leurs pieds abjects. C'est une façon de penser plutôt simple, binaire, et presque fanatique, en fin de compte... Et qui la place d'office dans le camp des renégats. Si elle abhorre humains et lycans, elle n'a par contre rien contre les autres elfes, les royalistes. Convaincue de la supériorité elfique, il est pour Leynore impensable qu'ils ne se divisent au point de se battre. Si elle regrette leur attitude bien trop conservatrice, bien trop pacifiste, elle ne leur en tient pas grief, et ne désespère pas de les voir se rallier à la "juste" cause, c'est à dire celle en laquelle elle croit.

    Ah, oui, également... Leynore Eal'Myn est très attachée à ses convictions. Il est très, très difficile de lui faire lâcher prise, voire même impossible... De part son arrogance naturelle, la Dame préfère s'engluer dans une idée erronée plutôt que d'admettre en public qu'elle a tord, et de changer d'avis spontanément. Ce serait pour elle une source de déshonneur profond... C'est à dire que Leynore a un sens assez aigu de l'honneur. Non pas que son égo soit sur-dimensionné, mais elle a une assez haute idée d'elle même. Elle appartient tout de même à la race suprême des elfes! De plus, il faut préciser qu'étant issue de famille noble, elle a été habituée à ce qu'on la respecte en tant que telle, ce qui n'arrange pas son caractère hautain.

    Hautain, mais pas méprisant, et ce pour une raison simple: La curiosité héréditaire des elfes. Que celle ci ait servi à créer des abominations comme les humains, et par extension les lycans, n'empêche pas Leynore d'être, comme ses congénères, exagérément curieuse... Elle a soif de connaissances, tout simplement. Le savoir représente pour elle une source intarissable de bonheur, LA chose à rechercher dans le monde. Elle considère que c'est à cette recherche que toute vie se doit d'être consacrée. Et ce comprenant le savoir qui permettra la disparition définitive des "races bâtardes". Son caractère est donc assez complexe... Elle voudrait tout savoir, mais tout en refusant d'accepter certaines vérités lorsqu'on les lui met sous le nez. Curieuse, mais butée. Autant dire qu'elle n'excelle pas dans les débats philosophiques. Par rapport à la curiosité, on peut déceler chez l'elfe une autre contradiction: Elle veut tout savoir, mais elle aime par dessus tout rechercher la connaissance, non la posséder. Elle considère cette étape comme la plus importante dans le chemin de la connaissance... Ce qui amène la susnommée contradiction: Si elle savait tout, il n'y aurait plus rien à chercher. Ce n'est donc pas souhaitable... Or on vient de dire le contraire. Leynore voudrait donc tout savoir, tout en ayant encore des choses à chercher. Tout à fait absurde... Mais pour cela, pas d'inquiétudes, étant donné le nombre de secrets en tous genre détenus par le monde, elle ne risque par d'arriver à la connaissance suprême, ce qui la frustre tout en la réjouissant.

    Sa curiosité débordante lui a permis de supporter le long apprentissage de la magie... Réellement fastidieux, il lui a fallut toute sa patience, et toute son envie de savoir pour en venir à bout. Elle présentait dés le début des dons pour la magie, et ses parents l'encouragèrent à étudier cette branche de la connaissance. Au début plutôt rétive à cette idée, la jeune elfe fut bientôt avide de savoir en ce domaine. Puis passionnée. Elle voulait tout savoir, encore une fois... Au moment de choisir, c'est vers l'illusion qu'elle se tourna. Leynore entretient en effet une curiosité particulière à l'égard de tout ce qui touche à l'imaginaire, que ce soit issu du rêve, de l'hallucination, de la magie... Rien ne l'intéresse plus que ce qui est intangible, mystérieux... En effet, si elle aime comprendre précisément un mécanisme, elle apprécie encore plus de se perdre dans la compréhension de ce qui la dépasse. C'est sa forme de superstition ou de croyance en quelque chose. En admettant qu'elle ne comprend pas un phénomène, elle imagine du même coup qu'il existe des entités bien supérieures à elle. Cela relativise son caractère hautain.

    Il faut également aborder une autre question: Celle de la nature. Étant une elfe, Leynore en a une approche particulière, même si celle ci est relativisée par ses ambitions de suprématie de la race elfique. Expliquons un peu ça: Pour Leynore, la nature est quelque chose de formidable et d'incompréhensible. C'est peut être même cette chose en laquelle elle croit, à certains moments. Croire n'est pas le mot... Il est absurde de dire "croire" en quelque chose dont l'existence est évidente, avérée, limpide. Disons plutôt qu'elle révère le côté mystérieux de cette nature qui la surpasse (De même pour les dragons, d'ailleurs). Elle la respecte, essaie de lui faire le moins de mal possible... Mais compte quand même en sacrifier une part, pour éradiquer humains et Lycaons de la surface de Lumen. Pour Leynore, c'est une forme de respect: A long terme, elle ferait ça pour le bien de la nature... Dans son esprit, si on extermine les deux races "bâtardes", elles ne pourront plus abîmer la terre, et donc en détruire une petite partie pour servir ce but ne peut qu'être bénéfique, en fin de compte. Néanmoins, elle a honte chaque fois qu'elle lui porte atteinte, et l'affront se répercute en elle même. Impossible de laisser tomber la symbiose avec la nature.

    Précision sur le métier : Il y a une facette de Leynore que vous ne connaissez pas encore. Une toute autre... A certains moments très précis, la noble dame se transforme totalement. Plus d'arrogance! Plus de mépris! Exit l'air hautain, les manières de noble! C'est une toute autre Leynore qui apparait lorsqu'elle exerce ses talents de conteuse. C'est le métier qu'elle a choisi, grâce à ses aptitudes magiques de l'illusion. Ou alors, elle a choisi cette spécialisation pour mieux exercer ce métier qu'elle aime... Elle ne le sait pas, les deux s'étant à peu près fait en même temps. Le fait est que conter une légende ou une histoire de sa composition la transporte dans un autre monde, où elle n'est plus Leynore la hautaine, mais Leynore la radieuse, Leynore la passionnée... Lorsqu'elle raconte, ses yeux dorés brillent de mille feux, ils scintillent sous les étoiles. Sa voix devient chaude et son corps se défait de sa gangue froide de mépris. Ses mains s'animent, et elle se sert de sa magie comme d'une autre partie d'elle même... Tout lui vient instinctivement. Je pense qu'elle n'est pleinement heureuse que quand elle conte, mais elle ne l'admettra jamais... Je pense aussi que ce sont les seuls moments où le masque tombe. Où elle est entièrement elle même... Sans le contrôle qu'elle s'impose à chaque seconde.

    Son métier ne s'applique malheureusement pas qu'aux histoires, mythes et légendes... On requiert parfois ses services pour d'autres tâches, des illusions destinées à tromper ou faire du mal. Ses services ont été requis durant la Première Guerre. Elle était jeune, et avait à peine terminé son apprentissage (selon l'échelle de temps elfique, c'est à dire une centaine d'années)... Se servir de sa magie pour nuire à autrui ne lui a pas plut. Pas du tout... Oh, bien sûr, c'est à merveille entré dans son personnage de Leynore Eal'Myn, froide elfe insupportée par tout ce qui n'était pas elfique... Mais si elle a été contente, une joie assez malsaine d'ailleurs, de participer à la guerre contre les humains, elle a été presque honteuse d'utiliser la magie pour cela, considérant qu'elle ne devrait pas servir à ce genre de desseins.


    Physique : 327 ans? Leynore est une vieille femme décrépie? Un joli petit squelette bien net au fond d'une tombe? Ah mais non! Vous oubliez la nature d'elfe de la dame d'Eal'Myn... Eh oui, une dame. Qui ne parait guère avoir plus d'une trentaine d'années, et même plutôt moins. Son visage de forme assez triangulaire est dépourvu de la moindre ride. Le menton est pointu, le front haut, les pommettes saillantes. Ces dernières laissent sur les joues teintées de rose une ombre, un creux, donnant à Leynore une allure plus âgée. Attention, âgée ne signifie pas chenue et croulante... Cela lui évite juste de ressembler à une adolescente, et lui donne l'air d'une adulte à qui il ne faut pas chercher noise. Cette impression est démentie par le menton pointu et assez court de la Dame, ainsi que par la peau, qui semble parfaite.Elfique, pourrait on dire. Quoique, le teint halé et non porcelaine surprend sur le visage d'une elfe. Ces deux caractères tendent à rajeunir le tout, mais sont en cela contrés par d'autres éléments... Le front haut, sans être démesuré, est assez droit, et confère à sa porteuse des allures de sage. Le nez, non pas droit, parfait et insipide de la plupart des elfes lui donne une pointe d'allure espagnole ou orientale, selon les avis... Un tout petit peu plus long que la moyenne, non pas relevé mais légèrement busqué, une bosse infime sur l'arrête. C'est lui, en partie, qui donne sa maturité au visage de Leynore. Mais surtout, il y a le regard. Le regard, et non pas les yeux. Ces derniers sont d'une forme commune, légèrement en amande, dotés de cils modérément longs et fournis. Leur couleur pourrait être qualifiée de brune, bien que l'adjectif ne soit pas tout à fait exact. En effet, s'ils peuvent paraître bruns, les multiples paillettes qui y nagent tendent plutôt à les rendre... dorés. Ces éclats d'or sont très lumineux, chauds et agréables à regarder, mais parfois surprenants, voire même effrayants. Ils ne sont pas fixes: Lorsque Leynore exerce sa magie, les paillettes se déplacent, tournoyant lentement autour de la pupille d'un noir d'encre, scintillant dans l'iris brun. Quand elle ne pratique pas, ils restent en place, bien sagement. En fait, on ne sait pas vraiment si cela fait partie des illusions qu'elle produit, ou si les paillettes bougent réellement... Elle cherche souvent à contrôler ces changements de couleur, mais sans succès pour le moment. Bref, ces yeux, pour surprenants qu'ils soient, ne contribuent en aucun cas à vieillir le visage de l'Elfe. Son regard en revanche... Est froid. Non, pas froid. Hautain conviendrait bien mieux. Leynore regarde tout ce qui l'entoure de haut, habitude pour le moins insupportable aux yeux de certains. L'air hautain est soutenu par une légère expression de suffisance, souvent présente. Sans oublier la sagesse, tout de même présente dans le regard d'ambre de Leynore. Il est incontestable qu'on lit sur son visage la multitude de connaissances amassées au cours de plus de trois siècles d'existence, ainsi que les épreuves traversées. Par ailleurs et pour en revenir à la suffisance hautaine que montre l'elfe, ses fins sourcils y contribuent également. Ils sont arqués, taillés naturellement en -V- à l'envers. Ils sont noirs, comme les cheveux de la Dame. Ceux ci sont effectivement d'un noir de jais, et cascadent en mèches brillantes jusqu'en bas de son dos. Si vous les apercevez, vous pourrez aussi admirer les reflets rouges qui s'y baladent.

    Cela dit, vous avez très peu de chances de voir un jour ses cheveux. En public, ils sont constamment dissimulés sous des écharpes colorées, taillées dans de somptueux tissus, et savamment nouées, tordues, pliées, entrecroisées autour de la tête de Leynore. Ce turban ou cette coiffe, appelez ça comme vous voulez, est souvent agrémenté de multiples perles, broches... De même pour ses vêtements. Elle apprécie particulièrement tout ce qui est ornement, bijou, perle... Et s'en pare sans compter. Elle s'habille beaucoup de couleurs vives, lumineuses, non pas dans le soucis de se faire remarquer, mais surtout pour l'amour des couleurs, justement. Elle n'aime pas ce qui est trop sombre, trop terne... C'est d'ailleurs une des raisons qui l'ont poussée à se spécialiser dans l'illusion: Pouvoir orner de couleurs vives des éléments ternes ou tristes au départ. Bien sûr, elle ne les transforme pas... Sa magie agit uniquement sur l'esprit, la perception des gens, y comprit elle, bien qu'elle soit capable de garder à l'esprit les deux images de l'objet: La vraie, et celle qu'elle créé. Revenons en aux vêtements: Quoi qu'elle porte, elle se drape dans une cape d'un rouge intense, ornée de multiples perles, breloques plus ou moins précieuses, et autres colifichets. Elle la ferme à l'aide d'une fibule qui lui est très chère, offerte par son père. C'est un bijou en argent, gravé minutieusement de détails précis.

    Tous ces vêtements recouvrent un corps frêle, au caractère féminin très marqué. Leynore a la taille exagérément fine, des membres longs et déliés à la musculature peu voyante, car fine elle aussi. Elle n'est pas pourvue d'une grande force physique, et lui préfère la souplesse. Pour ce qui est des formes, elle possède une poitrine et des hanches bien développées, ne laissant aucun doute sur son sexe. Pas moyen, si elle ne maîtrisait les illusions, de se faire passer pour un homme. A sa ceinture pendent mêlés quelques fioles, des pendentifs précieux, ainsi qu'une dague dont elle sait se servir. Elle enfile généralement un pantalon large de toile souple, qu'elle rentre parfois dans des bottes en cuir rouge. Sinon, elle le laisse libre, et marche pieds-nus.

    Monture : Il faut ajouter que l'elfe n'aime pas vraiment marcher, ou du moins pas longtemps. Et ça tombe bien, car elle possède une monture dont elle est très fière. Un cheval, oui... Un très beau cheval noir, et qui répond au nom de Faran. Enfin, non, il ne répond pas vraiment, mais... Bref. Donc, un cheval noir, oui, à a crinière brune, presque rousse. Plutôt original. Même s'il jouit d'une durée de vie très inférieure à sa cavalière, elle s'est beaucoup attachée à lui. Leynore l' a obtenu il y environ cinq ans, et depuis, elle ne le considère plus du tout comme une possession, mais plutôt comme un ami. Eh oui, à ses yeux, les chevaux sont plus nobles que les humains... Bref, elle n'envisage pas du tout de se séparer de lui, et c'est à ce demander qui appartient à l'autre. Leynore s'interdit de penser au moment inévitable où la vie de Faran s'éteindra. Leynore est une cavalière hors-pair, et sa monture est capable de galoper sur de grandes distances.

    Armes : Bien qu'elle déteste l'idée de transformer la nature pour tuer, ça ne l'empêche pas de vouloir la mort des deux autres races. Dans ce but, et pour se défendre, elle possède quelques armes. Premièrement, la dague suspendue à sa ceinture. C'est une de ses préférées, elle lui a même donné un nom... La dague, baptisée Camilla, est d'une forme simple. La lame en est fine, droite. Le manche de l'arme est recouvert de cuir pour qu'elle ne glisse pas des mains, la forme de la garde est sobre elle aussi. Forme simple, certes, mais ce n'est pas le cas des motifs... Le cuir est coloré de rouge sombre, et la garde en métal argenté est ornée de multiples gravures plus ou moins abstraites. Le haut du pommeau est doté d'une pierre scintillante, rouge elle aussi. La lame est également décorée, puisque des gravures courent sur la moitié de sa longueur. Toutes ces décorations sont là pour sacrifier au désir d'esthétique de Leynore, mais n'empêchent pas Camilla d'être efficace... La lame est affutée et tranchante comme un rasoir, la dague est équilibrée... Un parfait outil pour le corps à corps.

    Leynore possède également un arc, dont elle se sert essentiellement pour chasser. Elle n'est pas une tireuse exceptionnelle, n'est pas infaillible, mais se débrouille tout de même assez bien.

    Votre passé :

    La pluie tombait drue sur les toits d'Isydia. Les gouttes énormes frappaient les feuilles, les troncs, la pierre et le sol dans un fracas étonnant. Toute la forêt ployait sous le poids des trombes d'eau qui s'abattaient sur elle en une pluie torrentielle, une pluie d'orage. Soudain, un éclair déchira la nuit. Le grondement, encore lointain, retentit dans la nuit quelques secondes plus tard. L'orage était encore loin. Un second éclair illumina la cime des arbres, écrasant sous sa lumière blanche et pendant une fraction de seconde la capitale elfique. Cette fois, le tonnerre se manifesta plus rapidement, et surtout plus bruyamment. Un craquement assourdissant retentit, déchirant le silence jusque là seulement troublé par la pluie. Dans une maison luxueuse, à l'architecture travaillée, un serviteur courrait en tous sens pour clore toutes les grandes fenêtres, qui permettaient à la demeure d'être si lumineuse par beau temps. Certains sols étaient déjà trempés. Le serviteur en question ferma la dernière fenêtre, puis s'assit sur un banc pour souffler. La grande maison était silencieuse. On entendait que le crépitement régulier de la pluie contre les murs, les fenêtres, et le vent qui soufflait. Encore une fois, un éclair de lumière blanche aveugla tout pendant quelques instants, immédiatement suivi d'un violent coup de tonnerre qui déchira la nuit. A l'instant où le grondement subsistant disparaissait dans le lointain, des cris retentirent à l'étage.

    Le serviteur releva la tête vivement. Les cris étaient ceux d' Alenya, à qui appartenait la maison.

    Alenya Eal'Myn était une elfe de bientôt 500 ans. Elle était réputée pour la richesse qu'elle affichait avec ostentation, ainsi que pour son profond attachement à la royauté. En réalité, elle passait pour une des plus excentriques parmi les partisans du roi. Elle était pacifiste, sans aucun doute. En symbiose avec la nature, pas de doute là dessus non plus. Mais elle aimait l'argent et l'originalité. Elle n'était pas née noble, mais dans une famille qu'elle avait grandement contribué à enrichir, par ses conseils avisés en matière de commerce. Ainsi devenue membre d'une riche famille, assez influente, elle s'était introduite dans les bonnes grâces de la cour royale, et avait ainsi, forte de son prestige social, épouser Maciej Eal'Myn, jeune elfe issue d'une famille noble. Alenya acquit dont le titre de Dame d'Eal'Myn, ainsi que la fortune qui allait avec. Le mariage eut lieu en l'année -56. La Dame était enceinte depuis le début de cette année -12. On était en Aout.

    Il se leva complètement, et se rua dans les escaliers. Sans ralentir l'allure, il se précipita dans un couloir, en direction de la chambre d' Alenya. Plusieurs personnes s'agitaient à cet endroit, faisant des allers-retours, ordonnant d'aller chercher ci ou ça... Le cri qui revenait le plus souvent était "Etyiara! Où est Etyiara?!". C'était la sage femme de la maison... Ses dons de guérison avaient plusieurs fois fait miracle. Et elle n'était pas là.

    On attendait une petite fille, d'après les médecins. Elle devait naître trois semaines plus tard... Surprise: L'accouchement eut lieu en Aout, et ce ne fut pas une, mais deux petites qui virent le jour cette nuit là! La sage-femme absente, on se débrouilla avec les moyens du bord. Quelques femmes ayant des rudiments de savoir dans ce domaine assistèrent la Dame, et bientôt, les cris des deux nouvelles nées percèrent, entre deux coups de tonnerre, le relatif silence de cette nuit. Elles furent appelées Leynore et Ysabel. Étant les deux premiers enfants d 'Alenya d'Eal'Myn, elles lui prirent vite tout son temps et plus. La dame finit par embaucher une nourrice, pour l'aider à élever les deux petites. Elle s'appelait Arrilia.

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    Année -3

    Le soleil brillait fort ce jour d'été ordinaire. Ses rayons perçaient à travers les arbres, et inondaient le sol (et le reste) de taches lumineuses. L'air était chaud, l'ambiance agréable... Mais ce coin de la forêt était tout sauf calme...

    - Aaaaaaahh! Au secours! A moiii!
    - Viens t'en, manante! Tu pourras pas fuir pour toujours! Le courroux de la justice te rattraperaaa!
    - Non, jamais! La vraie justice est de mon côté! Et si t'es méchante, eh ben je vais te manger!
    - A moi mes gens! La gueuse m'attaque!

    - Doucement les filles... Vous allez réveiller toute la forêt...

    -Mais naan, elle dort pas, de toutes façons!.. Allez! Fuis pour ta vie! Je vais t'avoir!

    Une nuée d'oiseaux colorés fuirent le plus vite possible, immédiatement suivis par deux fillettes qui se précipitèrent dans la petite clairière. Quelques feuilles voletèrent lentement vers le sol, soulevées par le passage des deux boules d'énergie qui venaient de débouler dans la clairière... Pendant que les cris de leurs jeux emplissaient l'espace, une jeune elfe arriva, plus doucement, un grand sourire aux lèvres.

    -Allez, calmez vous un peu...

    La voix était douce, et surtout, pas très convaincue... La recommandation était de pure forme. Arrilia, elfe à la physionomie douce, et non pas anguleuse comme certains individus de sa race, adorait les deux gamines, et elles le lui rendaient bien.

    -Pourquoi? On dérange personne, pourtant...
    Puis, avec un sourire renouvelé:
    -Tu veux jouer avec nous?

    Les jumelles avaient prononcé cette dernière phrase dans un ensemble parfait. A peine les mots furent ils prononcés que les deux petites elfes se tournèrent l'une vers l'autre, l'air surpris, et éclatèrent de rire. Arrilia se joignit de grand cœur à leurs exclamations ravies, et le trio se bidonna encore pendant un bon moment.

    Depuis leur naissance, Arrilia était comme une deuxième mère pour les deux fillettes. Ces dernières la considéraient même parfois comme leur première mère. Il faut dire que la vraie était vite retournée à ses occupations mondaines, et Arrilia passait beaucoup plus de temps qu'elle avec Ysabel et Leynore. Les jumelles se vouaient un amour et une complicité immenses, et Arrilia la partageait en partie.


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    -6 ans plus tard- Année 3-

    C'était jour de marché à Ysidia. Les rues étaient emplies de marchands et d'étals, la plupart présentant des denrées locales, d'autres vantant les mérites de produits plus exotiques, dont les commerçants aux atours bariolés semblaient revenir du bout du monde. C'est devant l'un de ces étals que se trouvaient deux jeunes elfes qui n'auraient rien eu de particulier si elles n'avaient été aussi semblables. A vrai dire, n'étaient leurs vêtements, il aurait été impossible de les distinguer. L'une d'elles portait de simples vêtements à l'allure pratique, dans un tissu qui dénotait tout de même une certaine richesse. Ses cheveux étaient laissés libres, et flottaient au vent comme des traits d'encre pure. Sa semblable, juste à côté d'elle, portait au contraire avec ostentation une robe aux longues manches fendues au dessus du coude, brodées avec soin de fils d'argent. Les mêmes qui dessinaient au col évasé, à la taille et au bas de la robe des motifs compliqués. Sa longue chevelure noire était tressée en de minuscules nattes, retenues par une écharpe fine et colorée. Malgré ces apparences quasiment opposées, les deux jeunes elfes dégageaient la même noblesse dans l'attitude et les gestes, le même regard curieux sur les choses. Elles étaient pour l'instant plongées dans l'examen minutieux de la collection de bijoux rutilants qui s'étalaient devant elle, entre les tissus précieux et autres raretés. La plus simplement vêtue se tenait appuyée sur la table aux trésors, l'autre main sur la hanche. Elle regardait sa sœur avec dans les yeux une fierté ou au moins une satisfaction évidente.

    - Je t'avais bien dit que je connaissais le plus bel étal de bijoux de tout le marché! Qu'est ce que tu en dis?

    L'autre contemplait les merveilles avec ravissement. Elle se tourna vers la première afin de lui répondre.

    - Ysa, t'es géniale. Je retire ce que j'ai dit, tu t'y connais en bijoux, y'a pas de doutes. Tu crois que je pourrais acheter ça? demanda t-elle en admirant l'étincelant bracelet en or qu'elle venait de passer à son poignet.
    - Oh oui! C'est notre anniversaire... Papa a dit qu'on pouvait avoir tout ce qu'on voulait! Et puis, personne ne refuserait un bracelet à Leynore Eal'Myn!

    Le bracelet (et quelques autres "autocadeaux") achetés, Leynore prit sa sœur par la main.

    - Viens! J'ai autre chose à te montrer!

    Elles arrivèrent toutes essoufflées dans une autre partie du marché, s'arrêtèrent devant une échoppe ouverte sur la rue.

    - Allez Ysa... Lâche toi, c'est ton anniversaire! Mais campe pas ici, quand même...

    Ysabel passa une main rêveuse sur les pinceaux étalés sur la table, caressa du regard les pigments rares et autres peintures. Après un remerciement muet à sa jumelle, elle plongea toute entière dans cet environnement adoré.

    Les deux elfes s'étant offert les cadeaux dont elles rêvaient, elles flânèrent encore un peu dans les rues encombrées par la foule du marché de la capitale. De temps à autre, elles se retournaient au passage de telle ou telle personne, se chuchotaient leurs commentaires.

    - Regarde, encore un! On en voit de plus en plus, tu ne trouves pas?
    -Oui, j'ai vu... Papa dit que ce sont des "êtres humains". On dirait qu'ils sont perdus ou qu'il leur manque quelque chose... Tu crois qu'ils sont aussi intelligents que nous?
    - J'sais pas... Sûrement pas, ils peuvent vivre seulement pendant moins d'un siècle... Ils ne doivent pas avoir le temps d'apprendre grand chose. Franchement, je vois pas pourquoi on les a créés.
    - Papa a dit qu'ils allaient partir, qu'on allait les envoyer quelque part en dehors des royaumes elfiques.
    - Tant mieux! Je veux dire, ils n'ont pas grand chose à faire à Ysidia... Ni même dans la forêt.


    ════════════════════════════════════════
    -Septième année du calendrier humain.

    Toujours ensemble, comme à leur habitude, les deux filles Eal'Myn se préparaient. Ce soir: spectacle! C'était l'anniversaire de Maciej Eal'Myn, leur père adoré. Il avait aujourd'hui 500 ans. L'âge, on s'en fichait un peu, c'était surtout une occasion de faire une petite fête... Et les deux jumelles comptaient bien qu'on se souvienne de leur surprise. Elles avaient organisé un petit spectacle, un conte, à vrai dire. C'était une passion qu'elles s'étaient découverte récemment, en assistant à la représentation d'un conteur célèbre. C' avait été si vivant, si mystérieux, si agréable, qu'elles s'étaient mises à se raconter des histoires, à créer des mises en scène, des décors... Les décors, c'était l'affaire d'Ysabel. Elle excellait, un pinceau à la main, et ses œuvres rendaient le conte plus réaliste. Leynore, elle, s'était improvisée conteuse. D'après Ysabel, sa voix était captivante, et les images qu'elle évoquait étaient si bien décrites qu'on croyait les voir réellement. Leurs parents ne savaient rien de cette activité, et c'était tant mieux! La surprise n'en serait que meilleure.

    La fête avait lieu dans un des plus beaux endroits de la forêt... Les elfes créateurs avaient modelé la nature de sorte à ce qu'elle forme comme un bâtiment, une petite salle ronde où s'épanouissaient en toute tranquillité les plantes les plus variées. Certaines parties semblaient sculptées, l'effet était... magique. Ce qui semble logique, me direz vous... Bref, les filles amenèrent leurs parents et Arillia, leur invitée à toutes les deux, dans cet endroit de rêve, le décor déjà installé, semblant se fondre dans la végétation domestiquée.

    C'est d'abord la voix d'Ysabel qui s'éleva, pour l'introduction de leur conte. Elles l'avaient inventé elles mêmes... Et en étaient plutôt fières. Une fois ceci fait, ce fut au tour de Leynore d'entrer en scène. Sa voix portait sans efforts, les mots lui venaient, limpides... Les gestes aussi. Elle avait l'impression, à ce moment, d'être en plus étroit contact avec la nature qu'à l'accoutumée. Comme si elle parlait à la terre, et que celle ci lui inspirait ses mots. Toute l'histoire se déroulait sans heurts, captivant les auditeurs attentifs. Comme Ysabel l'avait déjà remarqué lors de leurs répétitions, les yeux de Leynore s'animaient. Leur couleur brune virait à l'ambre, au doré, les étincelles minuscules et improbables tournoyaient... Elles n'avaient jamais pu déceler l'origine de cette étrange manifestation. Leynore ne se rendait pas compte de la portée de ses mots. Tout lui semblait naturel. Pour Alenya et Maciej, cependant, l'histoire était bien trop réelle. Les personnages dont leur fille contait les aventures semblaient leur apparaître, de brefs moments. Si brefs, qu'ils ne purent jamais se convaincre qu'ils n'étaient pas un reflet de la lune, un mouvement du feuillage...

    La fin du conte arrivée, ils complimentèrent chaleureusement leurs filles, les décors d'Ysabel et la façon de conter de Leynore. La fin de la fête se passa tranquillement, sans incident majeur, rien de plus troublant que des animaux déboulant joyeusement dans la clairière. Quelques jours plus tard, cependant, Maciej se réveilla avec une idée fixe (Idéfix, haha... Ahem.) en tête. Il réfléchit quelque instants, puis enfin ses idées s'éclaircirent.

    - Je sais! Je sais ce qui était étrange...

    Sa femme, réveillée par sa réflexion, s'enquit de ce qu'il avait en tête. Ils en parlèrent, longtemps. Au matin, leur décision était prise. Ils firent venir Leynore, un peu surprise d'être appelée sans sa jumelle, mais d'assez bonne humeur.

    - Leynore, ma chérie... que ressens-tu lorsque tu contes?
    - Eh bien... Je me sens extrêmement bien... Entière, peut-être. Je me sens totalement liée à la nature, je veux dire, plus que d'habitude... Et j'ai l'impression de... De parler à la Terre.

    Les deux adultes échangèrent un regard lourd de sens. Leur idée se confirmait. Souriant à Leynore, Maciej ne lui dit que ceci:

    - Il y a un maître magicien, à deux jours d'ici... Je pense que tu devrais aller le voir.

    Leynore plissa les yeux, tardant à comprendre la signification de tout ceci. Quand elle saisit enfin, son visage s'éclaira.

    -C'est... c'est vrai? Tu crois que je peux apprendre la magie?
    - On le pense... Mais il peut te refuser, et tu dois savoir que l'apprentissage est long, et fastidieux... Et puis, tu dois réfléchir. Nous ne nous méfions pas énormément de la magie. Ce n'est pas le cas de tout le monde... Il en est parmi tes amis qui pourraient, si tu fais ce choix, te traiter de sorcière. Ce n'est pas un don facile à porter. Certains le considèrent même plutôt comme une malédiction!


    ════════════════════════════════════════


    - Alors... Tu es une sorcière?
    - Mais... Non! La Terre, la Nature me donnent de l'énergie... C'est pas de la sorcellerie!
    - Si... Les gens disent que ceux qui font de la magie sont des sorciers...
    - Quels gens? Qui t'as dit ça?
    - Mais tout le monde! Sahel dit que c'est mal. Et que les sorciers, on les brûle!
    - Et tu le crois? Tu me traites de sorcière? Mais j'ai rien fait! Et si j'apprends la magie, tu feras quoi?
    - Je veux pas que tu apprennes la magie!
    - Et si moi j'ai envie!?
    - Eh ben fais ce que tu veux! Et va brûler toute seule! Moi je connais pas de sorciers! Vas t-en!
    - Ysa... C'est n'importe quoi... On va pas se disputer pour ça...
    - Vas t'en! Sors de ma chambre! Sorcière!
    - Ysa...
    - Dehors!


    ════════════════════════════════════════

    Leynore était effondrée. C'était la première dispute avec sa sœur, sa jumelle, et pas des moindres... Elle ne voulait plus lui parler, et détournait le regard quand elles se croisaient. Ses parents n'y pouvaient rien, et Arillia, qui acceptait de bonne grâce de jouer les intermédiaires, se voyait à chaque fois rembarrée par Ysa. Comment en était elle arrivée à avoir ces préjugés? Les parents n'avaient jamais fait le moindre jugement négatif sur la magie... Leynore se mit à haïr ce Sahel, qui avait détourné sa sœur d'elle. Et elle si enthousiaste au début révisa son jugement sur l'apprentissage... Ça n'était peut être pas une si bonne idée que ça, finalement...

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    Les parents avaient soufflé l'idée, c'était maintenant à Leynore de décider. C'est pourquoi ils n'insistèrent pas lorsqu'ils virent que leur fille ne faisait pas mine de mettre leur conseil en application. Pour Leynore, il était impossible de perdre la complicité d'Ysa... Elle mit donc de côté son envie d'apprentissage pour rester avec sa sœur. Celle-ci, même si elle fit comme si de rien n'était pour les yeux de tous ne se comportait plus de la même manière avec Leynore. Ses rires sonnaient faux, les clins d'œil complices avaient déserté son visage... Elle passait désormais beaucoup plus de temps à peindre ou à partir avec ses amis, dont Sahel, qu'avec Leynore. Ce changement passait inaperçu pour presque tous, mais pas pour Arillia. Celle ci ayant suivi les deux gamines depuis leur naissance, et ayant partagé leurs jeux, il lui fut impossible de ne pas remarquer la brouille qui les séparait. Elle s'en ouvrit à Leynore, qui lui raconta toute l'histoire... Et Arillia tenta d'en discuter avec Ysa, mais elle refusa de laisser échapper un mot sur cette affaire.

    Les années passèrent. Avec le temps, les deux sœurs retrouvèrent un peu de leur amitié d'antan, mais quelque chose était cassé. Les deux en souffraient, mais n'osaient pas du tout aborder le sujet, de peur de fracasser l'entente encore fragile qu'elles avaient mis si longtemps à retrouver. Ce furent deux évènements qui réconcilièrent les jumelles. L'un sans l'autre, rien n'aurait changé. Mais les deux survinrent dans la même journée à Ysidia, signifiant avec eux le retour de la magie dans l'avenir de Leynore.

    Tout d'abord, Meliss, une elfe d'une centaine d'année plus âgée que Leynore et Ysa, revint de voyage. Étant la fille de gens influents, tous ceux qui fréquentaient la cour furent vite au courant. De son périple, Meliss ramenait toutes sortes d'histoires, de souvenirs, et un savoir nouveau: La guérison. Les jumelles avaient été invitées à une des fêtes organisées autour de la voyageuse, et assistèrent donc aux récits de la jeune elfe. Leynore capta le regard de mépris teinté d'autre chose qu'elle n'arrivait pas à identifier que lança sa semblable à Meliss. Elle ne dit rien, faisant semblant de n'avoir rien vu. En réalité, elle était à nouveau blessée par le ressentiment que sa sœur avait à l'égard de la magie, le prenant comme un reproche à son encontre.

    Le deuxième évènement survint bien plus tard dans la soirée. Un incendie prit dans une partie de la capitale. Heureusement, il fut maîtrisé avant qu'il ne se propage, et seuls deux bâtiments furent gravement touchés. L'un d'eux était la demeure des Dacielli. C'était une famille parmi tant d'autre, de petite noblesse. En fait, Leynore ne les connaissait que parce qu' Ysa était amoureuse de Tan, Tan Dacielli... (Eh oui, quelle coïncidence... Mais j'ai la flemme de chercher plus loin, désolée)
    Les habitants étaient tous sains et saufs... Ou presque. Tan manquait à l'appel. Ce fut Ysa qui se précipita dans les ruines fumantes, malgré les avertissements, pour chercher trace de son bien aimé. Elle ressortit quelques longues minutes plus tard, portant, tirant, trainant le corps de Tan. Le visage d'Ysa, noir de suie, était barré de longs sillons clairs, creusés par ses larmes. Elle le déposa par terre, s'agenouillant à ses côtés, ainsi que la famille Dacielli qui était accourue auprès d'elle et de leur fils. Alors que tous pleuraient le mort, une voix s'écria:

    - Il respire! Il est vivant!

    Ysa releva la tête, ses yeux noyés de larmes grands ouverts par la surprise et l'espoir qu'elle refusait d'attraper au vol, de peur d'être déçue. Il y eu du mouvement dans la petite foule rassemblée autour de Tan. Un passage s'ouvrit entre les gens. Une jeune femme s'avança: Quelqu'un avait eu la bonne idée d'aller chercher Meliss.










• En ce qui vous concerne •
    Pseudo : Been... C'est écrit en haut, à gauche, oui, en dessous de la jolie image...

    Âge : 17 ans

    Expérience RP : Ahem... En années, plusieurs... Pour le niveau, il était plutôt bon la dernière fois que j'ai joué, autour de 100 lignes par post, mais je suis un peu rouillée, ça fait plus d'un an, voire même deux que j'ai pas écrit sur un forum rp...

    Que pensez-vous du forum ? Je le hais, il est minable, c'est d'ailleurs pour ça que je me suis inscrite... Pff... Tu parles d'une question... Joli design qui pète pas les yeux, contexte sympa, pas forcément hyper original mais qui tient debout sur ses deux jambes et n'est pas non plus un mix des bouquins les plus connus (ouf), et tout est bien expliqué. J'aime bien aussi la relative liberté qu'il y a par rapport aux personnages prédef', et même aux races. Bref, j'aime bien^^

    Comment l'avez-vous découvert ? Par un annuaire de forums... Sawen, quelque chose comme ça. A peu près.

    Une remarque/critique/suggestion à nous faire ? Mmhh... R.A.S capitaine... Allons y, barre à tribord toutes! Baissez la grand voile, le foc, le perroquet, le grand cacatois! Le vent est avec nous! Ahem... Je m'emporte...

    Ah, si. A la réflexion, je me souviens que j'ai eu plutôt mal aux yeux en lisant les dates importantes, à cause de la lueur externe, ou du flou, m'enfin bref. Et que j'ai parfois du mal à lire les pseudos des joueurs en ligne sans les surligner^^
    Mais c'est peut être juste ma vue qui est périmée...

    Codes : [Codes bons]


Dernière édition par Leynore Eal'Myn le Mar 19 Oct - 21:49, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Leynore Eal'Myn   Mar 31 Aoû - 17:12

Bonjour (et bienvenue) !
Ça fait un bail que j'étais pas passée sur cette fiche, je vois qu'elle a sacrément avancé depuis. Tu t'en sors ?

_________________
« Personne n’est maître de son sort ; nous naissons, on nous donne un rôle à jouer qui souvent ne nous convient pas et c’est à nous de nous acquitter de notre charge du mieux que nous pouvons. »
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MessageSujet: Re: Leynore Eal'Myn   Ven 3 Sep - 10:25

Salut! (Et merci)

Eh ben, oui, je m'en sors... Lentement, j'suis désolée...
J'ai eu une crise de flemme qui a duré pas mal de temps, et ça fait looooongtemps que j'ai largement dépassé les trois semaines, mais au moins, maintenant, j'ai trouvé l'histoire de cette fichue elfe xD
Plus qu'à l'écrire. Par contre, je dois le faire sur papier... Mon ordi m'a laché, il est dans le coma. Bref, je retape ça sur la fiche dés que je peux. Ca devrait accélérer un peu, enfin j'espère!
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MessageSujet: Re: Leynore Eal'Myn   

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Leynore Eal'Myn

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